J&B Whips souhaite une bonne et heureuse année 2012 à ses fidèles lecteurs. Plus d’un million de visites a été enregistré à ce jour depuis la création du site.
Avec 2754 visites le 14 octobre 2011 JBW conserve sa note souveraine AAA. La barre des 2000 avait été franchie en décembre 2010 ; celui des 2500 en octobre 2011.
JBWhips et Arba présentent à leurs lecteurs, leurs meilleurs voeux pour la nouvelle année - Pace e Salute - Paix et Santé - Ils espèrent que les lecteurs resteront fidèles à leur site et feront tout pour justifier l’intérêt que vous leur portez.
Passion des chevaux, de l’attelage et du patrimoine hippomobile.
Une des catégoties traitera de la restauration des voitures pour partager nos connaissances et nos carnets d’adresse de fournisseurs ; cuir, charron...
Bourrellerie Delameilleure - Harnais
Pour le meneur de tradition : sa propre fabrication de harnais de tradition classiques
Pour le meneur de marathon et de loisir : les harnais ’Ideal Equestrian’
Pour les passionnés de voitures hippomobiles d’époque : toutes restauration de cuir et de sellerie
La fabrication d’étuis de tuba, de porte-parapluies, etc
Depuis mon très jeune âge j’ai été attiré par ces machines pétaradantes, et, quand j’étais à l’école primaire Rue d’Italie à Tunis ma visite rituelle était d’aller me planter devant la vitrine d’un petit magasin situé presque à l’angle de la rue de Russie et de regarder l’exposition des superbes motos GNOME & RHONE rutilantes avec leur moteur Flat-twin aux échappements à queue de poisson – machines qui me faisaient rêver et qui équipaient l’escorte du Résident General de France à Tunis.
C’était un plaisir de les regarder et peut-être un jour d’en posséder une ; mais à l’âge que j’avais à l’époque, la seule mécanique que je pouvais enfourcher pendant les vacances scolaires que je passais à Aïn-Draham chez mes grands-parents c’était l’âne d’un arabe qui venait nous vendre quelques légumes et, pendant que ma grand-mère lui offrait un café, la permission m’était donnée d’aller faire un tour avec ce « pur-sang » ce qui me faisait oublier mes GNOME & RHONE.
En 1943 la guerre arriva en Tunisie et l’arrivée des troupes Allemandes et Italiennes avec leurs motos BMW R11 & R 12 et les fameuses « types Russie » avec leur side-car à roue motrice et marche arrière et enfin, les ZUNDAPP les TWN les DKW à moteurs deux temps. Les Italiens eux avaient des machines plus légères et plus élégantes _ GUZZI – GILERA –- BENELLI Sauf pour le Trois roues GUZZI qui était de véritables camions.
Pour moi, curieux de toutes ces mécaniques, j’étais ravi de pouvoir observer un tel échantillonnage d’engins.
Puis arriva la débâcle des armées de l’Axe, qui s’enfuirent en abandonnant tout leur matériel, et ce fut l’arrivée des troupes alliées, Américains avec leurs Harley-Davidson et leurs Indian, lourdes et imposantes machines équipées de Pare-brise –sacoches- selle énorme biplace et bien entendu, sirène hurlante……………… Les Anglais plus élégants avec des bécanes légères comme les ARIEL dont la fameuse FOUR (4 cylindres au carré)-BSA–NORTON-AJS-MATCHLESS-TRIUMPH – et les inimitables VELOCETTE, enfin, de quoi en avoir « Pour le plaisir des yeux et pas cher ! » Comme on dit dans les souks.
C’est là que j’ai vu les premières fourches télescopiques qui commençaient à remplacer le parallélogramme traditionnel.
C’est à la fin de cette période que de petits ateliers, tenus par des italiens du cru, ont commencé à restaurer ces machines abandonnées par les différentes armées et c’est là que j’ai repéré un petit atelier tenu par un sicilien « Nana », dans une rue perpendiculaire à l’Avenue de Carthage, j’avais quinze ans et toujours cette impérieuse envie de posséder MA MOTO… J’entrais dans cet atelier encombré de pièces diverses et tout au fond sur deux caisses de bois le squelette d’une moto sans queue ni tète quelques tubes assemblés Formant le berceau de ce qui devait devenir une moto. Je posais quelques questions, pour en savoir un peu plus sur cette future machine : c’était une GUZZI Type S à moteur de 500cc, semi culbuté, une soupape latérale et une soupape en tète et, l’idée de l’obtenir commença à me travailler…, mais il fallait convaincre le Trésor Familial. Régulièrement, j’allais rendre visite au mécano en lui certifiant que j’arriverai à convaincre mes parents et le priant de me réserver la machine – chaque fois la carcasse ressemblait de plus en plus à une moto jusqu’au jour ou je pus entendre le bruit du moteur avec ce ralenti légendaire des anciennes GUZZI et ce fameux volant extérieur…en machine à couper le jambon ! Enfin mes parents acceptèrent de m’offrir ce fabuleux cadeau…….Mais, je n’avais pas mon permis et c’est mon père qui s’est chargé d’étrenner la MOTO et quelques semaines s plus tard je passais mon permis, j’avais 16 ans et je peux dire que ma première sortie fut un régal et que je garde un souvenir ému de cette machine qui avait une suspension extraordinaire, deux ressorts horizontaux sous le moteur qui était lui aussi horizontal ce qui donnait un centre de gravité très bas et une tenue de route exceptionnelle. Pour cette fois je vais m’arrêter là ……….Lors d’un prochain article je vous
parlerai d’autres motos que j’ai possédées. CHRISTIAN VASCHETTI
Note : Christian le « « Biker » est un camarade de jeunesse et un condisciple d’Arba qui l’a souvent accompagné sur le tand-sad de sa moto, il a auprès de lui contacté le virus qui ne l’a pas quitté pendant toute sa carrière.
Lire une traduction de cet article /B_autrelangue>