Voici les photos du Road Coach MILLION GUIET, nouvelle STAR du MUSEE DES VOITURES DE MARCIGNY
Nous sommes un peu déçus par les voitures vues dans le film Coco Chanel, comme les soldats de la garde dans Carmen , ce sont les mêmes qui passent et repassent de façon furtive et trop rapide...en revanche les bruits de sabots sont très présents , à tout moment.
Des voitures de Marcigny, je n’ai reconnu que le Mylord carré Napoléon III de Michalon ( Paris) et le Tilbury...
En revanche, le 1er Janvier, la 3 a rediffusé le superbe "Oliver Twist" de Polanski (2004), un festival de voitures londoniennes, avec Hansom cabs, coupés, landaus ... On y a revu l’étonnante scène au bord du canal dans laquelle, voulant noyer son pitt bull, un des protagonistes leste sa corde avec un superbe sabot d’enrayage !
Où diable les accessoiristes vont ils chercher leurs objets ?
- A lire : le compte rendu de la réunion du 07-12-08
Traduit de l’italien par Arba
Passion des chevaux, de l’attelage et du patrimoine hippomobile.
Une des catégoties traitera de la restauration des voitures pour partager nos connaissances et nos carnets d’adresse de fournisseurs ; cuir, charron...
Bourrellerie Delameilleure - Harnais
Pour le meneur de tradition : sa propre fabrication de harnais de tradition classiques
Pour le meneur de marathon et de loisir : les harnais ’Ideal Equestrian’
Pour les passionnés de voitures hippomobiles d’époque : toutes restauration de cuir et de sellerie
La fabrication d’étuis de tuba, de porte-parapluies, etc
Le carrosse est uniquement une voiture de cour, réservée aux cortèges du roi.
Le « Gold State Coach » est une grande voiture d’apparat qui se caractérise par la profusion de ses matériaux et par la somptuosité de sa décoration peinte et sculptée.
Il possède une caisse fermée à deux fonds, à deux sièges vis-à-vis pour quatre personnes et deux portes. Une seule flèche axiale en bois relie l’avant-train et le train et le carrosse est suspendu par quatre soupentes en cuir fixés aux moutons.
Ce carrosse avait été commandé par le jeune roi George III en 1760 (livré en 1762) et devait remplacer le carrosse « démodé » de la reine Anne (1702).
Spécificités :
Hauteur : 3,66m ;
Longueur : 7,32m ;
Largeur : 2,53m ;
Poids : 4 tonnes.
Coût en 1762 : 7.562 livres.
Poids des harnais : 110 livres (49kg800).
Attelé à huit chevaux : trois paires menées par le cocher et tenues en bride par six garçons d’attelage à pied ; les deux de tête conduits par le postillon monté sur le cheval de gauche ; quatre valets de pied sur la plateforme arrière.
Les harnais portent des rubans bleus (C’est le choix du souverain : la reine Victoria préférait le bleu et la reine Elisabeth, le rouge)
Pour les plans, on fit appel au plus grand architecte de l’époque, Sir William Chamber. La construction fut confiée au carrossier réputé Samuel Butler. Les huit panneaux de la caisse, qui représentent les allégories magnifiant la grandeur de l’Angleterre, ont été exécutés par le célèbre peintre florentin Giovanni Battista Cipriani et les sculptures sont de Joseph Wilton.
Huit palmiers dont les branches soutiennent le toit forment les montants de la caisse. Les troncs sculptés sont agrémentés de guirlandes de lauriers. Les arbres des quatre angles portent en leur centre une tête de lion et les symboles de la victoire de l’Angleterre sur la France, à la guerre de Sept Ans (1756-1763), alors que celle-ci n’était pas encore terminée au moment de la livraison du carrosse ! (1762)
Au sommet du toit, trois chérubins représentant l’Angleterre, l’Ecosse et l’Irlande soutiennent la couronne royale et les regalia.
Les roues sont sculptées à la manière des chars de triomphe romains.
La caisse est suspendue par des soupentes recouvertes de maroquin et aux boucles sculptées.
La présence de dauphins et de tritons géants (dieux marins de la mythologie, à la tête d’homme et queue de poisson) rappelle la suprématie de l’Angleterre sur les mers.
A l’avant, deux tritons donnent l’impression de tirer le carrosse et soufflent dans des conques pour annoncer l’arrivée du monarque de l’océan, alors que les deux tritons de l’arrière portent les symboles de la royauté.
Une coquille Saint Jacques fait office de marchepied pour le cocher. La garniture intérieure est capitonnée en soie écarlate. Après la cérémonie du couronnement, le sceptre est calé dans une cavité près de l’accoudoir, alors que le globe que le souverain avait tenu dans ses mains, est posé sur une petite table encastrée dans une cavité, de l’autre côté.
Malgré la richesse de son ornementation et l’ampleur de ses formes, ce carrosse n’eut guère la faveur du public : L’exotisme de la décoration (palmiers) ; le choix discutable des allégories de la Guerre de 7 ans ; la présence d’animaux marins pour un véhicule terrestre ; toutes ces observations créèrent une véritable polémique.
Après son couronnement, la reine Victoria refusa d’utiliser ce carrosse pendant son règne. Elle trouvait, à juste raison, les oscillations tellement importantes qu’elles lui donnaient le mal de mer !
Ce carrosse est sorti trois fois au XXème siècle : Lors du couronnement de la reine Elisabeth II, en 1953 et pour les cérémonies du jubilé d’argent (1977) et d’or (2002).
Lire une traduction de cet article /B_autrelangue>