L’équipe de J&BWhips, avec Arba, présente à ses lecteurs, à ses amis et à ses collaborateurs ses voeux les plus sincères pour une heureuse nouvelle année, avec mention spéciale pour Mathieu R. et Célian B., ses administrateurs dévoués et compétents, Jean-Claude G. et l’Attelage français, Patrick M. et Attelage-Patrimoine pour leur aide précieuse dans la diffusion de "la bonne parole", sans oublier Hans P. qui nous a donné le Sésame de sa caverne d’Ali Baba.
Une curiosité : Un coffret ; édité par STOCK contient les quatre ouvrages de l’académicien Eric Orsenna, vantant les charmes de la grammaire française : Il est orné sur sa couverture de cette curieuse illustration montrant un grand omnibus de ville, tracté, au galop par deux chevaux en tandem ! Pas très académique, non ?
Une pompe à incendie à bras, hippomobile, Signée Bouchard à Lyon (circa 1860) est proposée aux collectionneurs. Sortie des remises d’un château, elle est en parfait état, ses structures de bois ont été refaites Ecrire à : Vianney.jean-jacques@neuf.fr
Dans la Cour d’Honneur à Versailles circule au galop, le superbe carrosse violet attelé à six chevaux de Xavier Veilhan.
Passion des chevaux, de l’attelage et du patrimoine hippomobile.
Une des catégoties traitera de la restauration des voitures pour partager nos connaissances et nos carnets d’adresse de fournisseurs ; cuir, charron...

Les samedi 17et dimanche 18 octobre, a eu lieu à Lonate Pozzolo, le premier colloque de la toute récente Société Italienne d’Attelage de Tradition , avec la participation du champion hollandais Jan van Rooij spécialiste des chevaux hackneys, assisté de Cesare Martignoni, Président de la SIAT et passionné de la race en question.
Le thème de ces journées était : »Le cheval carrossier ».
On a voulu traiter comme premier sujet, à titre propédeutique, de cet « étrange objet »si négligé sinon totalement ignoré dans les publications spécialisées récentes et même considéré comme « non-conforme » par les amateurs de l’attelage de tradition moderne.
En fait, de nos jours, il est aisé de trouver des personnes qui, grâce à leurs lectures, connaissent parfaitement la question des voitures, des harnachements, ou des tenues d’attelage etc., etc. Mais, lorsqu’il s’agit des chevaux, on se rend compte qu’ils restent dans le vague sinon dans la plus totale ignorance ! La SIAT a l’ambitieux projet d’élever le standard de connaissances de ses membres et c’est dans cette optique qu’elle a pris l’initiative d’organiser cette réunion pédagogique, ouverte à tous, membres ou non de l’association. Une vingtaine de participants fut au rendez vous, chacun ayant la possibilité de présenter son propre attelage et, durant deux jours l’activité fut intense, de nombreux sujets étant à l’ordre du jour comme : le toilettage, la tenue des guides, le réglage des harnais, les règles de sécurité destinées à éviter les accidents, le déroulement des concours de « Private Driving »dans l’esprit du menage Anglo-néerlandais.
Des discussions se sont engagées au sujet du dressage de base d’un cheval carrossier ; les directives, fournies par I. Van Rooij, ont été précieuses et attentivement suivies.
Retenons cependant que le moment fort de ces journées a été celui où, guides en main, l’instructeur a envisagé avec chacun la solution aux problèmes techniques qu’il rencontrait avec son attelage.
On vit donc passer, successivement sur la carrière, six attelages à un cheval, quatre attelages en paire, un attelage à quatre. Ce fut un peu pour certains comme ouvrit la boite de Pandore, les questions fusaient en feu d’artifice, problèmes, doutes, indécisions toutes difficultés souvent gardées depuis des années sous le boisseau…auxquelles I.V.R.proposait chaque fois une solution, donnant des explications claires et pratiques. Dans l’après midi, nous avons eu l’honneur de recevoir la visite du baron Albert Moyersoen, fort heureux de notre initiative.
Ce colloque a été fort intéressant et très apprécié de tous. Il est dans les projets de la SIAT de renouveler cette expérience durant l’hiver, à l’abri d’un manège couvert, avec un programme plus précis et plus spécifique.
Le Président de la SIAT César Martignoni Site de la SIAT : www.siatdriving.com
Lire une traduction de cet article /B_autrelangue>Tenue des guides Réponse et commentaires de C. Martignoni
En réponse aux différents commentaires publiés sur attelage.org et jbwhips, concernant la tenue des guides, je tiens à dire que je suis entièrement d’accord avec les observations faites par M. JC Grognet, j’ajoute que : comme pour de nombreux autres problèmes ou situations ayant trait à la Tradition, il n’existe pas de vérités absolues mais de nombreuses vérités partielles ou relatives. Malheureusement, de nos jours, la tendance est ; pour de nombreux intéressés et surtout pour les juges ; à l’interprétation catégorique ou absolue, de tous les problèmes rencontrés. Cela rend les choses aisées mais schématiques, moins sujettes à la réflexion ou à l’étude. Pour revenir au problème de la tenue des guides ,je pense que, pour la promenade ou le travail de chevaux froids, de caractère facile, peu « brillants », on doit pratiquer la méthode de menage à l’anglaise : guides tenues dans la main gauche, guide gauche sur l’index, guide droite entre le médius et l’annulaire, laissant ainsi un espace suffisant entre les deux guides pour pouvoir exécuter de la main droite toutes les manœuvres nécessaires : changer de direction, allonger, raccourcir, faire le célèbre « carré », arrêter…Cette méthode est parfaitement correcte, élégante, et respecte en tout la Tradition.
Mais, lorsque l’on mène des chevaux ; comme par exemple des Hackneys ou des Gueldres, très nerveux et de caractère peu facile, aux allures relevées et brillantes ; il est absolument indispensable d’établir un « contact »particulier qui leur permet de trouver un équilibre, nécessaire au développement de leurs allures, hautes et amples. Il est pour cela indispensable d’adopter la tenue des guides à deux mains, dans laquelle, mains, poignets, bras et épaules, assistent la bouche du cheval, contrôlent et favorisent l’allure jusqu’au moment magique ou , en équilibre parfait, les guides semblent pratiquement dans le vide… Ceci est une sensation que je souhaite à tous de pouvoir éprouver un jour, mais, ceci est une autre histoire … Pour conclure de façon schématique, on peut dire : Pour conduire une Ferrari, ou une Formule 1, on adopte un style de conduite qui n’est pas celui nécessaire à la conduite d’une 2 CV ou d’une Smart ! Amical salut à tous les passionnés de Tradition. César Martignoni Président de la SIAT