Voici les photos du Road Coach MILLION GUIET, nouvelle STAR du MUSEE DES VOITURES DE MARCIGNY
Nous sommes un peu déçus par les voitures vues dans le film Coco Chanel, comme les soldats de la garde dans Carmen , ce sont les mêmes qui passent et repassent de façon furtive et trop rapide...en revanche les bruits de sabots sont très présents , à tout moment.
Des voitures de Marcigny, je n’ai reconnu que le Mylord carré Napoléon III de Michalon ( Paris) et le Tilbury...
En revanche, le 1er Janvier, la 3 a rediffusé le superbe "Oliver Twist" de Polanski (2004), un festival de voitures londoniennes, avec Hansom cabs, coupés, landaus ... On y a revu l’étonnante scène au bord du canal dans laquelle, voulant noyer son pitt bull, un des protagonistes leste sa corde avec un superbe sabot d’enrayage !
Où diable les accessoiristes vont ils chercher leurs objets ?
- A lire : le compte rendu de la réunion du 07-12-08
Traduit de l’italien par Arba
Passion des chevaux, de l’attelage et du patrimoine hippomobile.
Une des catégoties traitera de la restauration des voitures pour partager nos connaissances et nos carnets d’adresse de fournisseurs ; cuir, charron...
Bourrellerie Delameilleure - Harnais
Pour le meneur de tradition : sa propre fabrication de harnais de tradition classiques
Pour le meneur de marathon et de loisir : les harnais ’Ideal Equestrian’
Pour les passionnés de voitures hippomobiles d’époque : toutes restauration de cuir et de sellerie
La fabrication d’étuis de tuba, de porte-parapluies, etc

L’Aiglon ! Enfant mythique, fils de Napoléon1er et de Marie Louise d’Autriche est né à Paris, le 30 mars 1811, annonçé par 101 coups de canon à un peuple impatient. Il fut prénomé : Joseph, François, Charles. Salué au berceau comme Roi de Rome, très vite désigné comme « l’Aiglon », il portera sucessivement les titres de Roi de Rome, Prince de Parme, Napoléon II, Duc de Reichstadt.
Héritier de l’Europe, son dramatique destin prend fin alors qu’il a vingt ans à peine, et qu’il meurt à Vienne, emporté par une phtisie galopante, le 22 juillet 1832.
Avant même que son mariage n’ait été consommé, Napoléon avait, en 1810, par Senatus consulte, créé le titre de Roi de Rome et défini les apanages s’y rattachant. L’héritier, assurément mâle, aura 8 chevaux à son carrosse, sa Maison portera une livrée verte , rouge à galons d’or, son emblème sera l’étoile, et ses armoiries seront celles de son père (conservées par Napoléon III ) : Le blason d’azur à l’aigle d’or empiétant sur un foudre du même est entouré du Colllier de l’Ordre impérial de la Légion d’honneur, posé sur la main de justice et le sceptre impérial passés en sautoir et placé sur un manteau de porpre semé d’abaeilles d’or, bordé de pampres et frangé de même,doublé d’hermine, lié par des rubans de pourpre semés de roses d’or, bordé de même. Il est sommé de la couronne impériale : « D’azur à l’aigle d’or à l’antique, la tête contournée, au vol abasiié, empiétant un foudre du même ».
Peu avant sa naissance, la ville de Paris offrira un somptueux berceau de bronze doré, dessiné par Proud’hon, réalisé par Odiot et Thomire, ciselé par Roguet.
Dès sa naissance , s’impose aux élégants parisiens la couleur « caca roi de Rome » qu’il fallait porter pour être à la mode ...
Les premiers déplacements de l’enfant dans les langes se firent à l’occasion de son baptême, à Notre Dame de Paris le 6 juin 1811, où un magnifique cortège de 45 carrosses à 6 et 8 chevaux accompagnèrent le carrosse doré dans lequel l’impératrice était arrivée à Paris et qui transportait l’enfant ; le couple impérial suivant dans le carrosse du sacre.
La première voiture personnelle de l’Aiglon lui fut offerte à l’occasion de son premier anniversaire, par sa tante Caroline Murat, reine de Naples.. Cette voiture , fameuse, est connue comme « le phaéton du roi de Rome » qui est une ravissante calèche, construite d’aprés un dessin d’Antoine Carrassi selon les régles de « l’Art du phaéton » par le carrossier parisien Tremblay, La caisse est surmontée d’un dais parasol empanaché aux quatre coins.
Nous emprunterons sa description à Philippe de Moustier publiée dans « Souvenirs français à Vienne à travers les âges :
« ...La caisse, en forme de nacelle, extrêmement légère, est suspendue par des courroies de cuir noir à des ressorts de bronze doré sur lesquels sont gravés des chevaux ailés et des abeilles.
L’intérieur est capitonnée de velours et soie verts et tapissé de cuir noir sur lequel se détache le nom de l’artiste en lettres d’or « Tremblay, rue de Duras N°9 »
L’extérieur est, dans sa partie inférieure, laqué bleu foncé, décoré d’un semis d’étoiles et d’abeilles de bronze doré et ciselé : La partie supérieure, laquée bleu clair, est ornée d’abeilles ciselées et médaillons rectangulaires en bronze doré représentant différents attributs et trophées militaires : casque, cuirasse, bouclier, tambour, tête de méduse, sabre, carquois, arcs, canons, faisceau de drapeaux. Les portières : L’avant et l’arrière de la voiture sont décorés du sceau impérial.
Les garde-boue capitonnés sont dessinés en forme d’ailes d’aigle et forment les accoudoirs.
Cette voiture servit aux promenades de l’enfant jusqu’à ses trois ans, des les allées des terasses du bord de l’eau aux Tuileries ou dans le parc de Saint Cloud où elle suscitait l’admiration du public.
Elle était attelée de deux moutons mérinos richement empanachés qui avaient été dressés à trotter comme des poneys par les frères Franconi célèbres écuyers et directeurs de cirque. Un page la menait en main.
Cette petite calèche pouvait aisément se tranformer en berceau quand l’enfant s’endormait ...
Aprés l’abdication de Napoléon ( 22juin 1815) Marie Louise et l’Aiglon se réfugient à Vienne au château de Schömbrunn, sous la protection de l’Empereur d’Autriche, grandpère de l’enfant.
Grand seigneur, Louis XVIII renverra à l’aiglon en novembre 1815, sa voiture, ses jouets et son nécessaire de voyage en vermeil. Depuis cette date la voiture est conservée au château de Schönbrunn ou elle est visible.
En 1818, devenu duc de Reichstadt, l’aiglon François Charles se déplacera dans les anciennes voitures françaises de sa mère dont on a soigneusement gratté armoiries, N et abeilles pouvant rappeler leur passé.L’aiglon à la cour d’Autriche a été transformé en un parfait prince allemand qui ne parle plus le français, excellent cavalier et habile meneur on le voit menant en paire des étalons blancs d’origine russe, il commande ses voitures chez Koller, excellent carrossier autrichien ;i il en surveille l fabrication.
En 131 il s’endettera même en achetant un superbe cabriolet, et une calèche neuve qui accompagneront les derniers mois de sa vie... Le grand et beau jeune homme blond - il mesure 1m90 -, coqueluche de la cour d’Autriche et adoré par l’Empereur , son grand père sera emporté par une tuberculose pulmonaire évoluant depuis son adolescence et jamais diagnostiquée. Il rendit l’âme le 22 juillet 1832, à Vienne.
Ses funérailles furent grandioses ; la dépouille mortelle du fils de l’Aigle dans son cercueuil d’airain fut portée par le char funéraire réservé aux obsèques des archiducs. C’est un antique véhicule recouvert de maroquin rouge attelé à six chevaux blancs qui le mena à sa dernière demeure...
Mais ce ne fut pas là le dernier voyage de l’Aiglon. Cent ans plus tard, en décembre 1940, les allemands rendent la dépouille du Prince qui arrive en train à Paris puis , mise sur une prolonge d’artillerie et, escortée de 200 Gardes Républicains, elle rejoint la crypte des Invalides où elle est déposée aux pieds du catafalque de porphyre rouge de son père.
Désormais, l’Aiglon repose aux côtés de l’Aigle. ,
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