Que vous soyez ; Franche, à Bosse, Noire du Groenland, Blanche (Beluga) Bleue, à Bec, petit ou grand Rorqual, Cachalot, Dauphin ou Epaulard…le site J.B.Whips.com et son administrateur, Arba, vous rendent hommage et vous remercient pour l’audience et la visibilité que vous lui apportez. En effet, sur les 594200 visites que le site à reçu depuis sa création, 308478 ont été consacrées à l’article « La baleine et le fouet » consacré aux cétacés, article qui détient donc le record de popularité du site.
SAUVONS LES BALEINES !
Arba de jbw, pensait avoir innové en faisant des fouets de secours avec des cannes à lancer anciennes en bambou refendu...Erreur ! En 1893, déjà, W&G Ashford facteurs de fouets à Birmingham avaient à leur catalogue des fouets en "spliced cane"dont ils disaient que c’était :" de très beaux fouets , légers, solides et nerveux". Ils fabriquaient également des cannes à lancer en bambou refendu... Dont acte !( Cité par David W Morgan dans" Whips and whipmaking" 1925 )
MISE AU POINT
Devant le succès obtenu par l’article"La baleine et le fouet", plus de 30 000 visites), certains lecteurs se sont inquiétés de savoir si jbw respectait les règles écologiques . Qu’ils soient rassurés, les montures jbw ne comportent jamais d’âme en fanon de baleine et , leurs poignées ne sont jamais d’ivoire. Les grands mammifères peuvent dormir tranquille...enfin ?
Sur cette estampe de Georges Buisson, le drag franchit le gué au moment ou arrive la meute en chasse.
Le meneur , qui est le maitre salue du fouet, le maitre d’équipage salue en se découvrant.
Voilà un meneur qui tient parfaitement son beau fouet d’épine,
Mais...où est la double boucle traditionnelle du fouet bien enroulé ? Avec quoi stimule t’il son timonier ? A coups de bâton ?
Et, voyez ce que l’on obtient quand par hasard on déroule sa monture : la fameuse « monture » frisée au bigoudi !

Après avoir parlé si longuement du claquement, nous voila obligés de parler des fouets australiens qui sont les champions du Bang supersonique et souvent employés à le provoquer.
A l’origine, ce sont des fouets de travail ou des « fouets armes, employés pour mener le bétail dans les pays d’élevage extensif et surtout en Australie où l’artisanat du fouet est très actif encore de nos jours, comme d’ailleurs en Amérique du sud, Argentine, Pérou..., aux USA où le Texas perpétue sa longue tradition des meneurs de troupeaux, en des spectacles ou compétitions très disputées par les nouveaux cow-boys.
On distingue 3 types de fouets australiens :
Le stokwhip, qui comporte un manche de bois de 50cm environ, d’une monture ronde de cuir tressé de 1m80 à 3m30 et d’une longue mèche étroite de 0,50 à 1m, dont on sait maintenant qu’elle est responsable du craquement. L’union du manche et de la monture se fait par un émerillon ou une simple boucle de cuir solidement nouée.
Le bullwhip, qui est tressé d’une seule pièce, c’est le plus familier de tous car utilisé au cinéma par Zorro et plus récemment par Indiana Jones. Il mesure de 2 à 4 mètres, plus il est long plus il demande de dextérité dans son utilisation.
Le snakewhip, c’est le fouet arme par excellence, son culot est lesté de plombs de chasse ainsi que la partie basse de la monture. Très souple, il peut être roulé et mis dans une poche et éventuellement servir à tuer les serpents ! Il a été utilisé par les meneurs de grands attelages aux temps héroïques de la découverte du pays.
La structure d’un fouet australien est plus complexe que celle d’un fouet d’attelage classique, il demande des tresseurs de grande habileté et les plus réussis sont de véritable œuvre d’art. Il comporte :
à la base du manche, un pommeau (tête de turc tressée) que l’on tient dans le creux de la main, une poignée de cuir tressé autour du bois lui fait suite et à l’extrémité est fixé le système d’accrochage de la monture.
La monture est de structure complexe :une âme centrale est tressée autour d’une cordelette ou d’un lacet rond effilé, l’ensemble est recouvert d’un cuir fin et souple réalisant une petite gaine, l’ensemble est roulé pour former une âme de diamètre décroissant de la base vers l’extrémité ; le tressage final se fait sur l’âme , à 10, 12, 16 ou 18 brins de fins lacets de cuir de kangourou à bords abat-carrés. A l’extrémité succède la chute qui est une bande effilée de cuir cru à laquelle succède enfin la mèche de soie ou crins de cheval tressés.
Tous les lacets sont coupés et préparés a à main levée et il faut savoir que pour une longueur finale donnée de monture, il faut des lacets plus longs de 50%.
Après un travail de longue haleine on obtient des fouets superbes, lisses au toucher, assez légers, dont les prix varient de 300 à 1000 $ pour les plus fins.
Reste à apprendre à les manipuler mais ...cela est une autre histoire !