J&B Whips souhaite une bonne et heureuse année 2012 à ses fidèles lecteurs. Plus d’un million de visites a été enregistré à ce jour depuis la création du site.
Avec 2754 visites le 14 octobre 2011 JBW conserve sa note souveraine AAA. La barre des 2000 avait été franchie en décembre 2010 ; celui des 2500 en octobre 2011.
JBWhips et Arba présentent à leurs lecteurs, leurs meilleurs voeux pour la nouvelle année - Pace e Salute - Paix et Santé - Ils espèrent que les lecteurs resteront fidèles à leur site et feront tout pour justifier l’intérêt que vous leur portez.
Le site JBWhips est fier d’annoncer que l’audience du samedi 11 décembre est un record ! 2005 visites.
Passion des chevaux, de l’attelage et du patrimoine hippomobile.
Une des catégoties traitera de la restauration des voitures pour partager nos connaissances et nos carnets d’adresse de fournisseurs ; cuir, charron...
Bourrellerie Delameilleure - Harnais
Pour le meneur de tradition : sa propre fabrication de harnais de tradition classiques
Pour le meneur de marathon et de loisir : les harnais ’Ideal Equestrian’
Pour les passionnés de voitures hippomobiles d’époque : toutes restauration de cuir et de sellerie
La fabrication d’étuis de tuba, de porte-parapluies, etc
A l’âge d’or des transports hippomobiles, pendant le second Empire ( 1853-1870 ), que ce soit durant les grands voyages en campagne, ou sur des trajets citadins plus modestes ; Diligences, Omnibus, Malles poste , Pataches, Stage coachs...
Toutes ces voitures, solidement construites pour résister au médiocre état des routes ou de la voirie, étaient lourdes et voyaient leur poids doubler une fois chargés les 16 à 30 passagers prévus . Très rapidement elles atteignaient les deux tonnes.
Deux, trois, quatre ou plus rarement cinq chevaux étaient nécessaires pour tracter ces charges et, pour les chevaux, la principale cause d’épuisement était la surcharge.
Un autre problème se posait aux cochers : le franchissement des côtes à fort pourcentage ou le passage des cols, ainsi que les montées en ville sur les pavés de bois ou l’asphalte glissant, les jours de pluie ou de verglas. Le triste spectacle des chevaux s’abattant sous la charge était quotidien dans ces zones périlleuses...
En campagne, faire descendre les passagers et leur demander de pousser à la roue, était habituel, mais inconcevable en ville.
Il faut attendre la IIIème république et l’action énergique de la SPA aidée par la loi Grammont, pour que les entrepreneurs de transports : Compagnie Générale des Omnibus, Compagnie Générale des Petites Voitures, Laffitte et Caillard acceptent le principe du cheval de renfort, disponible dans des stations implantées au pied des difficultés, et gérées par un employé : le Côtier, qui fournissait, montait, dirigeait et ramenait le cheval de renfort loué par le cocher.
Bien entendu, ces dispositions entrainant des frais pour les entreprises en cause. Celles-ci firent payer le cheval de renfort, au moment de l’achat du titre de transport ; qu’il soit nécessaire et utilisé ou non ...Ce qui faisait dire : « ce fameux cheval de renfort, que l’on paye toujours, et que l’on ne voit jamais ! »
Les stations de chevaux de renfort s’établirent donc, à Paris dans de jolis chalets de bois, signalés par un poteau indicateur financé par la SPA (qui installa aussi des abreuvoirs). C’est à cet endroit que l’on attelait le cheval de renfort. En campagne, le renfort se prenait au relais avant la difficulté prévue ou dans un relais établi au pied de celle ci. Le chalet des chevaux de renfort de la rue des martyrs Paris IXème) fut utilisé jusqu’en 1935. Il en existait aussi un dans la montée du Boulevard de Rochechouart.
Le cheval de renfort et son harnais :
Les chevaux étaient les mêmes que ceux attelés chaque jour : chevaux de trait caudectomisés en général bien soignés (au moins pour ceux des grandes sociétés).Ils appartiennent parfois au côtier qui gère la station. Leur harnachement est particulier. Il comporte une selle (le cock horse étant toujours monté), à grands panneaux et large sangle, équipée d’une croupière avec culeron et de deux porte traits. Un collier confortable droit porte deux traits de 2m20, souvent directement fixés aux tirants d’attelles ; aucun réglage n’était nécessaire.
Un solide palonnier est fixé par deux sangles établies sur la croupière. Il porte en son centre un solide anneau et les traits s’y fixent par des carrés de traits cintrés.
Si des boucleteaux de traits sont utilisés, la boucle de mancelle porte une courroie terminée par une boucle qui se fixe sur un des sanglons de la selle, ce qui le maintient en place. Une sous ventrière est alors présente. Une prolonge de corde de 3m30, terminée par un anneau et un mousqueton, se fixe sur le palonnier, passe ensuite entre les volées et va s’accrocher à la trompe de timon en passant au dessus du maitre palonnier de balance. Elle est gainée de cuir et parfois manchonnée de peau de mouton au niveau des points de contact avec les chevaux. Par ailleurs, on place sur les coulants d’attelles des chevaux de volée, une accouple de cuir d’un mètre de long portant un mousqueton à chaque extrémité et, en son milieu, un anneau de huit cm de diamètre dans lequel, on passe la prolonge. Cet anneau supporte la prolonge lorsque le cock horse n’est pas en traction.
La bride, classique, porte des œillères, des rênes, un mors de bride.
La manœuvre d’accrochage ou décrochage du cheval de renfort est simple et très rapidement exécutée par un aide.
Aux stations, les chevaux attendent tout équipés, et redescendent au pas une fois leur travail terminé. Deux chevaux sont parfois nécessaires, leur harnais est identique, seul celui de gauche sera monté, le second sera placé en paire à ses côtés. Ils peuvent aussi être attelés comme pour une Daumont, leurs traits, mesurant alors 3m50 sont établis à l’aide de mousquetons, sur les mancelles des volées.
Le cheval de renfort et la réglementation
L’utilisation des renforts s’étant rapidement généralisée sur tout le territoire, aussi bien pour le transport des personnes que pour le roulage, le décret d’application de la loi Grammont (10-09-1852) vint mettre un peu d’ordre dans les pratiques souvent abusives des loueurs de chevaux. Désormais, seuls les entrepreneurs possédant une autorisation purent louer des chevaux, en respectant des tarifs affichés dans les relais de renforts.
Ainsi, le décret précisait les parties des routes impériales et départementales sur lesquelles l’emploi des chevaux de renfort était autorisé, et cela de façon très précise.
On retrouve encore en montagne des plaques gravées sur des maisons situées en haut des cotes, stipulant la fin de l’utilisation des renforts. Dans son article 5, le même décret précisait les modalités d’utilisation des chevaux de renfort, ils ne pouvaient être attelés que dans le sens de la montée de la route, toutefois, si la montée se trouvait coupée par des plats ou de courtes descentes, les colliers supplémentaires pouvaient être conservés, mais devaient impérativement être dételés au sommet de la dernière montée.
Le cheval de renfort source de richesse
L’exploitation des chevaux de renfort aura eu également une influence non négligeable sur le développement architectural de certains villages de montagne situés au pied de fortes déclivités.
On peut ainsi s’étonner de l’importance et de la taille importante de certaines maisons, avec leurs grandes cours et leurs grandes portes cochères, leurs immenses greniers à foin et leurs vastes écuries et cela dans des régions d’économie assez faible, essentiellement orientée vers l’élevage bovin.
Sur des routes difficiles mais très fréquentées, l’activité du cheval de louage faisait vivre de nombreuses familles, ainsi, sous le second Empire, le village de Mayres en Ardèche vivait en grande partie de cette activité, on comptait dans ses écuries 450 chevaux pour 2000 habitant
En Angleterre certains concours incluent une toute nouvelle catégorie ou est présenté un Cockhorse attelé,
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