Voici les photos du Road Coach MILLION GUIET, nouvelle STAR du MUSEE DES VOITURES DE MARCIGNY
Nous sommes un peu déçus par les voitures vues dans le film Coco Chanel, comme les soldats de la garde dans Carmen , ce sont les mêmes qui passent et repassent de façon furtive et trop rapide...en revanche les bruits de sabots sont très présents , à tout moment.
Des voitures de Marcigny, je n’ai reconnu que le Mylord carré Napoléon III de Michalon ( Paris) et le Tilbury...
En revanche, le 1er Janvier, la 3 a rediffusé le superbe "Oliver Twist" de Polanski (2004), un festival de voitures londoniennes, avec Hansom cabs, coupés, landaus ... On y a revu l’étonnante scène au bord du canal dans laquelle, voulant noyer son pitt bull, un des protagonistes leste sa corde avec un superbe sabot d’enrayage !
Où diable les accessoiristes vont ils chercher leurs objets ?
- A lire : le compte rendu de la réunion du 07-12-08
Traduit de l’italien par Arba
Passion des chevaux, de l’attelage et du patrimoine hippomobile.
Une des catégoties traitera de la restauration des voitures pour partager nos connaissances et nos carnets d’adresse de fournisseurs ; cuir, charron...
Bourrellerie Delameilleure - Harnais
Pour le meneur de tradition : sa propre fabrication de harnais de tradition classiques
Pour le meneur de marathon et de loisir : les harnais ’Ideal Equestrian’
Pour les passionnés de voitures hippomobiles d’époque : toutes restauration de cuir et de sellerie
La fabrication d’étuis de tuba, de porte-parapluies, etc
Il est des voitures, qui, sans être nées dans de grandes fabriques et sans être signées d’un carrossier célèbre, ne possédant pour tout attrait que deux roues, deux brancards et une modeste caisse , deviennent, par leur silhouette et leur mode d’utilisation, universellement connues et caractéristiques du patrimoine d’une ville, d’une province ou d’un pays.
Il en va ainsi pour le Hansom cab connu comme « la gondole de Londres » !, le Coucou parisien, le « Brum » romain, la Charrette sicilienne, la Troïka russe...
Le corricolo , encore appelé calesso napolitain fait partie de ces célébrités et cela depuis le XVIIIème siècle ; son nom est cité par tous les écrivains voyageurs qui l’ont emprunté lors de leur « grand tour » : le Chevalier Casanova, Lamartine, Stendhal... Alexandre Dumas, père, lui, a donné comme titre « Le Corricolo » à ses impressions sur le voyage, de Rome à Naples qu’il effectua en 1835. Le livre, de 652 pages parait d’abord en feuilleton sur les deux journaux possédés par l’auteur ; « le Mousquetaire » et « le Monte Cristo. »
Les écrivains n’ont pas été les seuls à parler du Corricolo, tous les auteurs spécialisés dans l’attelage et les voitures hippomobiles ont décrit cette voiture : Felton (1794), Garsault (1796), Ginzrot ( 1830), Roubo ( 1871), Belloni ( 1901), Faverot de Kebrech( 1903), Baudry de Saulnier (1936), et plus prés de nous : Salmann, Ryder, Walrond, Libourel.
Graveurs , peintres, lithographistes, ont aussi honoré le sujet dont de très nombreuses représentations se retrouvent dans les magazines et publications de l’époque comme dans les collections de gravures anciennes, toujours sous le nom de : Calesso di Napoli ou Calesso di Résina, Résina étant l’ancienne Herculanum romaine située au pied du Vésuve, dans la campagne napolitaine. Le volcan et son panache de fumée sont d’ailleurs presque toujours présents en fond de décor sur ces illustrations.
De très nombreux modèles de voitures étaient utilisés pour le transport des personnes dans la province de Naples en dehors des voitures de luxe de la noblesse et de la haute bourgeoisie qui étaient les mêmes dans tout le pays ( calèches , cabriolet, landau, berline ). On distinguait les véhicules suivants , spécifiques de la région :
la carretella ou canestra, voiture découverte à quatre roues attelée à deux chevaux, assez élégante, réservée utilisée par les classes moyennes, elle servait aussi au transport de marchandises de valeur,comme les vins,
le corribolo petit gig élégant à deux roues, à deux ou quatre places, correctement peint ou verni et bien suspendu, se déplaçant toujours à vive allure il avait la réputation d’être assez périlleux !,
le corricolo , calesso de Naples ou de Résina, dit « pot de fleurs » qui est la voiture la plus typique .
La caisse du corricolo à la forme d’un cône tronqué coupé en deux verticalement, peint et décoré de fleurs. Sur les cotés se lit parfois la destination desservie : Résina, Baïa, Cume, Portici, Ercolano, Pompeï. Elle repose sur des brancards courts vers l’avant mais qui se prolongent jusqu’à l’arrière où ils supportent une plate forme. La suspension est pratiquement inexistante ou assurée par des suspentes de cuir. Le train comporte un essieu de bois et deux grandes roues, souvent peintes en rouge, ou en vert, ornées de dorures sur les rais.
Un banc rustique sans coussin offre deux ou trois places assises. L’attelage est à deux chevaux : un brancardier, et, du coté droit, un cheval en galère attelé à un simple palonnier, appelé « le bilancino ». Certains calessi portent une capote de cuir cru qui pend souvent sur la tête des passagers...elle est souvent remplacée par les grands parapluie-parasols de couleur vive des clients.
La capacité théorique de la voiture est de deux passagers, trois avec le cocher, mais elle atteint le plus souvent douze à quinze personnes, comme le raconte Dumas et le montrent les illustrations.
Les jours de fêtes, processions ou mariages, voiture, chevaux et harnais sont décorés de panaches, toupets, pompons et bouffettes de rubans aux couleurs vives.
Les chevaux ( dont Dumas racontera l’étrange histoire à suivre dans les prochains articles) sont petits et maigres, à encolure large et courte, à tête large. Ils ressemblent aux chevaux des bas reliefs de la Rome antique. Vifs, nerveux et résistants, ils se déplacent le plus souvent au galop. On raconte, que les 300 chevaux de la Garde Impériale qui escortèrent Napoléon durant la retraite de Russie et résistèrent au terrible hiver, étaient des chevaux napolitains.
Le harnachement, souvent fait de corde et sommairement garni de pièces de cuir, comporte une bricole une sellette aux bracelets fixés très haut, des traits et parfois un avaloire.
Pour les grandes occasions, la bride est ornée et la sellette très particulière porte en son centre un long cône effilé garni de cuivre, parfois orné d’une girouette ou de petites ailes de moulin , le tout panaché et richement décoré.
Le menage par le cocher s’effectue de deux manières :
Soit le cocher est debout sur la plate forme arrière, muni de son grand fouet toujours en action , les guides passant entre les passagers,
Soit le cocher est assis sur le brancard gauche, bonnet conique rouge en tête, jambes pendantes près des roues, tenant nonchalamment ses guides.
Les illustrations montrent souvent un gros curé menant la voiture, assis sur le banc central.
Ainsi se présente le corricolo qui fait partie du paysage et de la vie de tout vrai napolitain, on dit même que certains contrats de mariage imposent à l’époux d’offrir à sa femme un minimum d’une promenade en calesso chaque année.
Visitez notre album dédié au Corricolo dans la galerie !
A suivre extrait du livre "Le corricolo" d’Alexandre Dumas
Collection de photos, dessins et reproductions de tableaux ou gravures anciennes de Corricolo Calesso