J&B Whips souhaite une bonne et heureuse année 2012 à ses fidèles lecteurs. Plus d’un million de visites a été enregistré à ce jour depuis la création du site.
Avec 2754 visites le 14 octobre 2011 JBW conserve sa note souveraine AAA. La barre des 2000 avait été franchie en décembre 2010 ; celui des 2500 en octobre 2011.
JBWhips et Arba présentent à leurs lecteurs, leurs meilleurs voeux pour la nouvelle année - Pace e Salute - Paix et Santé - Ils espèrent que les lecteurs resteront fidèles à leur site et feront tout pour justifier l’intérêt que vous leur portez.
Passion des chevaux, de l’attelage et du patrimoine hippomobile.
Une des catégoties traitera de la restauration des voitures pour partager nos connaissances et nos carnets d’adresse de fournisseurs ; cuir, charron...
Bourrellerie Delameilleure - Harnais
Pour le meneur de tradition : sa propre fabrication de harnais de tradition classiques
Pour le meneur de marathon et de loisir : les harnais ’Ideal Equestrian’
Pour les passionnés de voitures hippomobiles d’époque : toutes restauration de cuir et de sellerie
La fabrication d’étuis de tuba, de porte-parapluies, etc
En avant premiere un article qui sera inclu dans un petit ouvrage publié par un sellier qui traite des differentes approches de la selle dans le monde actuel.
Differents intervenants, selliers bien sur mais aussi marechal ferrant , kine, entraineurs, cavaliers et veterinaires...
J’attend vos commentaires, sortie de l’ouvrage en 2009
Cavalier depuis l’age de 6 ans , j’ai appris à monter à cheval sur une vieille « Danloux » entretenue amoureusement dans la moiteur de l’Afrique noire par mon père, cavalier autodidacte. A l’époque il ne cessait de me répéter « reste près de ta selle »à grand renfort de « Tape cul » sans pédales
Beaucoup d’années et quelques pathologies d’adducteur plus tard me voila douloureusement confronté à la difficile adéquation entre le cavalier , sa monture et l’instrument principal de leur communication : la selle bien entendu.
Progression des techniques
Le monde évolue sans cesse et le microcosme des passionnés du cheval (amateurs et professionnels) n’est pas en reste . Des nouvelles techniques d’imagerie comme la thermographie, les cameras haute vitesse nous permettent chaque jour un peu plus d’étudier et de comprendre la biomécanique et la physiologie des chevaux de sport. Les artisans selliers suivent le mouvement et il n’est pas rare de les voir aux congrès de médecine équine ou aux portes de nos cliniques pour de fructueuses collaborations.
La vielle Danloux de mon père a pris quelques rides car les selles d’aujourd’hui sans changer de façon révolutionnaire sont devenues de vrais produits technologiques
Sellerie et morphologie du cheval
Ma consultation d’orthopédie aujourd’hui n’est pas complète si je n’ai pas pu poser la selle habituelle du cavalier sur le dos de mon patient Cette étape surprend encore d’aucuns mais elle est à mon sens indispensable pour la compréhension des dorsalgies du cheval. En effet la forme du garrot tout d’abord, la direction des vertèbres thoraciques ensuite puis celle des vertèbres lombaires conditionne la position de la selle, les pressions occasionnées par celle-ci et donc l’équilibre du cavalier sur le dos du cheval.
Le paramètre « orientation de la ligne du dessus » est de plus variable dans le temps car la musculature des épaules et de la région thoracique du cheval diminue avec le temps : un garrot standard sur un cheval de 6 ans peut devenir assez vite saillant sur un cheval de 13 ou 14 ans. La conséquence : une selle adaptée un jour peut parfaitement ne plus l’être quelques années plus tard. Et le client de dire :
« mais Docteur, c’est une X……. je ne comprends pas !!! » Il n’est pas question de marques vous l’avez bien compris mais de vérification de la conformité du matériel comme dans tous les autres sports. Il ne viendrait à l’idée d’aucun coureur à pied de continuer à mettre une paire de chaussure qui lui donne des ampoules !!
Sellerie et morphologie du cavalier
Je vous parlais quelques lignes plus haut de mes adducteurs, mais il est nécessaire de garder à l’esprit que lorsque nous enfourchons notre meilleur ami, celui-ci prend immédiatement en charge ses pathologies et ….. les nôtres !
Bassins décalés, anciennes fractures, algies , défaut d’amplitude articulaire sont autant de contraintes sur le rachis du cheval et sur la selle.
Mes étrivières étirées en fin de saison en sont témoin. Je suis trop lourd me direz vous ? que nenni, je ne connais pas un cavalier qui ne change pas régulièrement ses étrivières , doublées ou non. La selle et ses matelassures absorbent ces contraintes et les négative, mais les matériaux s’usent, à terme la selle se déforme et nous voila indirectement responsable de la dorsalgie de notre protégé.
Une selle un cheval
Dans l’absolu c’est vers cela qu’il faut tendre car le confort et le bon fonctionnement du dos du cheval est à ce prix. Si cela est réalisable pour un particulier pour son unique équidé, l’application de ce principe ne passe que par la sensibilisation du cavalier à la nécessité d’utiliser une « bonne » selle ou plutôt une selle adaptée et au travail sur le terrain de professionnels compétents, à l’écoute de l’animal et de son cavalier.
Pour le professionnels la question se pose : une selle / un cheval relève de l’utopie mais deux selles pour deux grands type de chevaux me semble un bon compromis :
Une avec une arcade ouverte et des matelassures un peu plus épaisses pour chevaux à garrot fort et défaut de musculature dorsale. Une seconde plus étroite avec moins de matelassure pour les chevaux à garrot noyé et forte musculature du dos.
Cela me semble une bonne base de départ qui hélas n’est pas appliquée partout pour des raisons financières que nous pouvons tous comprendre. Mais la répétition des soins n’est elle pas à terme plus coûteuse ?
Une conversation à bâtons rompus avec un célèbre professeur chercheur d’école vétérinaire m’a amené à lui faire émettre l’hypothèse d’une troisième selle, « pour les grandes compétition qui favoriserait le jeu de la jonction thoraco-lombaire au moment de son extension maximum lors de la phase de saut. »
Conclusion : Suivi longitudinal
Comme vous pouvez le constater de nombreuses questions restent à ce jour sans réponses, la recherche de nouveaux matériaux pour les arçons et les matelassures notamment ne cesse d’évoluer. Des ouvrages comme celui-ci témoignent de la volonté des selliers d’aller de l’avant en dehors de considérations financières. Toute la filière (maréchaux-ferrants , vétérinaires , cavaliers …..) est mobilisée dans ce but
Gardons toujours à l’esprit que l’instrument principal reliant l’homme au cheval reste encore ce jour la selle :
Instrument de la fixité et de la rectitude des aides , principes énoncés par mes maîtres dans le manège des grandes écuries il y à quelques années déjà
Instrument de communication pour utiliser les termes à la mode ,instrument qui disparaît épisodiquement en couverture de quelques manuels d’éthologie mais qui reste à ce jour indispensable pour sauter, aller loin , longtemps et dans les meilleurs conditions pour nos équidés.
La vieille Danloux de mon père n’a pas vieilli d’un pouce , sous son aspect vieillot elle cache du Kevlar , un arçon découpé au laser , une mousse à mémoire et autre technologie numérique.
C’est le progrès dans le respect des traditions ….. admirable
Bonnes expériences équines à tous et la meilleure assiette possible !!!!
Dr BAUP Bruno, vétérinaire
Lire une traduction de cet article /B_autrelangue>