J&B Whips souhaite une bonne et heureuse année 2012 à ses fidèles lecteurs. Plus d’un million de visites a été enregistré à ce jour depuis la création du site.
Avec 2754 visites le 14 octobre 2011 JBW conserve sa note souveraine AAA. La barre des 2000 avait été franchie en décembre 2010 ; celui des 2500 en octobre 2011.
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Passion des chevaux, de l’attelage et du patrimoine hippomobile.
Une des catégoties traitera de la restauration des voitures pour partager nos connaissances et nos carnets d’adresse de fournisseurs ; cuir, charron...
Bourrellerie Delameilleure - Harnais
Pour le meneur de tradition : sa propre fabrication de harnais de tradition classiques
Pour le meneur de marathon et de loisir : les harnais ’Ideal Equestrian’
Pour les passionnés de voitures hippomobiles d’époque : toutes restauration de cuir et de sellerie
La fabrication d’étuis de tuba, de porte-parapluies, etc

Au XIXème siècle, les ballades, à pied, à cheval ou en voiture, dans la baie du Mont Saint Michel étaient déjà habituelles. Avec le développement des chemins de fer et des loisirs ainsi qu’avec la suppression de la prison sur l’île, à la fin du second Empire, le Mont Saint Michel devint une destination privilégiée de très nombreux touristes, français et étrangers.
La Voiture qui conduisait les voyageurs au Mont Saint Michel était, en général, une « Petite voiture à cheval, ordinairement suspendue, à deux roues, garnie de barreaux sur les côtés et à deux fins, les bancs étant mobiles ». On les appelait des Maringottes (Emile Littré, 1872).
Voiture suspendue ou non, couverte ou non d’une capote de toile ou de cuir, transportant des marchandises ou des passagers, attelée à un, deux ou trois chevaux en ligne, la Maringotte fut tout au long du XIXème siècle et jusqu’au milieu du XXème, voiture de rouliers, de forains et de…promenade".
Voitures de charretiers
Ces véhicules hippomobiles étaient donc fort nombreux à cette époque en Basse Normandie, mais ce type de voiture est originaire d’une autre région de France, en Basse Auvergne, à Maringues, dans le Puy de Dôme, où cette charrette semble être apparue en très grand nombre, pour la première fois.
En 1806, dans le Dictionnaire topographique des communes du Puy de Dôme, Abel Potineau écrit à propos de la ville de Maringues, « « … Située à quatre lieues de Thiers ou de Clermont est depuis le XVIème siècle la seconde place commerciale de la région. Les deux tiers des habitants y sont tanneurs, chamoiseurs, fabricants, charretiers ou voituriers…..
Ce lieu doit son nom aux vastes marais, aujourd’hui cultivés qui s’y trouvent. On y cueille des grains en abondance et surtout beaucoup de beau chanvre. Aucune grande route n’aboutit à Maringues et celles qui la traversent sont presque toutes impraticables en hiver. Malgré ces difficultés, les habitants font un commerce assez considérable en blé et grains ; ils ne cessent d’en transporter sur de petites voitures légères, dites « maringottes », à Thiers et même à Lyon. Malgré une position si rebutante, cette ville a constamment soixante cinq à soixante dix voitures portant chacune douze quintaux anciens de bled ; elles ne sont attelées que d’un seul cheval". »
Ce type de voiture était employé surtout par des marchands forains, (Mémoires de Vidocq 1830).
« La maringotte recouverte de toile cirée, à laquelle ses deux roues et l’équilibre le plus instable dans le poids du chargement font courir à tout instant le rique de verser sur la grande route » (Henry Gréville, Clairefonaine, 1886)
« Voiture à un cheval, couverte d’une toile, avec laquelle les marchands forains parcourent les foires et les marchés. MG, aujourd’hui millionnaire a commencé les affaires dans une maringotte, espèce de carriole ouverte » (Dictionnaire des locutions polaires de Rennes en Bretagne 1891).
Voitures de saltimbanques
« Deux roulottiers blafards, à têtes d’aventures, buvaient debout devant le comptoir, surveillant du coin de l’œil, leurs maringotes dételées sous les arbres de la place » » (Alphonse Daudet, Rose et Ninette, 1892)
Elle est aussi une « grande voiture » pour les saltimbanques. (Rigaud 1888) :
« La maison dételée le soir et mettant la lucarne de sa petite lumière dans l’ombre noire des solitudes inhabitées ; c’est là, en maringotte, l’habitation roulante où le saltimbanque nait, vit et meurt » (Emile de Goncourt, Zenganno, 1879).
Voitures de touristes
C’est peut-être à Victor Hugo, que nous devons l’appellation de maringottes pour ces voitures qui traversaient les baies à marée basse.
« Saint malo et Saint Servan communiquaient à marée basse par des carrioles et des maringottes roulant et circulant entre les navires à sec…et risquent parfois de crever leur capote de cuir à une basse vergue ou à une barre de clinfoc » (Les travailleurs de la mer » 1866)
Sur d’anciennes publicités pour les excursions au Mont Saint Michel, on notait des renseignements divers sur les voitures publiques.
« On trouve à Pontorson des voitures à volonté, pour conduire les voyageurs au Mont Saint Michel. On en trouve à Avranches, Granville, Saint Pair, Genêts, etc. : Le prix est à débattre. »
Les voitures des Genêts
« La chaussée insubmersible qui relie le Mont Saint Michel à Pontorson, n’est pas l’unique voie par laquelle les touristes arrivent au Mont. Du village des Genêts, sur la rive nord de la Baie du Mont Saint Michel, se fait, à marée basse, à travers les grèves, un service de voitures. C’est un voyage des plus pittoresques, rendu assez émouvant par la traversée des petites rivières qui sillonnent la baie. »
Village des Genêts ( 50530)
La commune s’étend en un vaste croissant, face à la Baie du Mont Saint Michel. C’est de ce village que se regroupaient les pèlerins, venus de toute la chrétienté, avant de traverser les grèves, pour atteindre leur but, le Mont.
Il est donc tout naturel de retrouver les voitures à louer dans ce village à la Belle Epoque pour faire une balade du Bec d’Andaine à Genêts jusqu’au rocher de Tombelaine.
Le village possédait de nombreuses fermes qui assuraient le service public.
On peut y voir encore des abreuvoirs.
Aujourd’hui encore il est possible s’offrir une Traversée en Maringotte : Une ballade de 2 heures 30 pour une distance de 6 kms.
A un siècle de distance :
Arrivée au site du Mont Saint Michel
Au XXIème siècle, à la suite du réaménagement complet de l’accès au site, de nouvelles navettes maringottes ont été imaginées pour mener les touristes, du parking automobile au Mont. Le projet a du retard. Les navettes sont dans les sables mouvants ! .
Le site Hippotese : www.hippotese.free.fr a remarquablement exposé le sujet et fait part de commentaires extrêmement pertinents que vous nous conseillons d’aller consulter sur le blog suivant : http:/lemontsaintmichel.centerblog.net/rub-navettes-hippomobiles-maringotte-.html
Pourquoi ne pas être revenu au traditionnel break ( même en copie moderne) qui emmenait 45 personnes au champ de courses ?
Ou, peut être, pourrions nous imaginer un partenariat avec l’Inde et ses éléphants ? Les animaux pourraient même rentrer à pied et à la queue leu-leu, avec leur cornac (meneur) ou mahout (soigneur) à la ferme tous les soirs.
Mais il est vrai que l’on demande au « cocher » de la navette hippomobile d’avoir un permis transport en commun !!!
Lire une traduction de cet article /B_autrelangue>