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Bourrellerie Delameilleure - Harnais
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Le Défilé de Paris, annonçant la 40ème édition du Salon du Cheval, a sillonné à nouveau les rues de la capitale pour la 16ème année !
Il a mis cette année la région PICARDIE à l’honneur.
Il s’est tenu pour la première fois une semaine avant le Salon
Dimanche 27 novembre 2011 : Départ de l’Hippodrome de Longchamp
Itinéraire du Défilé de Paris :
Le Défilé part de l’hippodrome de Longchamp, et passe entre autres par la Tour Eiffel. Il forme une boucle d’environ 25km.
N.B : Lors du 1er Défilé de Paris, à l’occcasion du 1er Salon du Cheval (défilé du Bois de Boulogne à La Bastille) en Juin 1972, Emmanuel avait participé monté sur Diabolo, intégré dans l’équipe de la Gens Européenne Équestre.
Le Compte rendu d’Emmanuel
"Nous avons vécu aujourd’hui cette expérience inoubliable qu’est la traversée de Paris en attelage. Nous sommes mêmes passés au bout de la rue où je vais travailler demain !
La première difficulté a consisté, en arrivant à Longchamp, à trouver l’unique porte de l’hippodrome ouverte. Nous étions un certain nombre d’attelages à errer de nuit dans ce but, et avons fini par trouver : il y avait une rue qui portait 5 pancartes de sens interdit avec, sur la pancarte la plus pâle un peu à l’écart, une mention ’sauf usage local’.
Le défilé est parti à l’heure (10h). Nous étions escortés par la police montée de la Ville de Paris, à forte proportion féminine, et également quelques policiers en mobylette, qui barraient toutes les rues que nous croisions, et interdisait la circulation dans le même sens que nous sur les axes empruntés. Seuls les piétons et vélos étaient autorisés à couper notre cortège, long d’à peu près un kilomètre :
Après les deux policiers de tête, il y avait un imposant omnibus à impériale attelé à 3 chevaux , venant du Musée du Cheval de Trait à Sacy le Grand et mené par Sébastien VINCENT.
puis les autres attelages (Picardie en tête), les cavaliers que nous n’avons presque pas vus car ils étaient très loin,
et 3 balayeuses qui fermaient la marche. Les pompiers étaient en place sur un pont, avec des canots pneumatiques. L’allure était un pas très rapide entrecoupé de nombreuses petites phases de trot, et nous avons parcouru les 25km en 3h30, avec quelques arrêts, ce qui représente environ 8 km/h.
Après être passés devant le Palais des Congrès à la Porte Maillot, nous avons longé toute la façade des Galeries Lafayette, puis du Printemps. Nous avons pris l’Avenue de l’Opéra,
sommes entrés au Louvre par les arcades du Carrousel,
et avons rencontré Henri IV sur le Pont Neuf ; Musée d’Orsay,
Assemblée Nationale,
Invalides, Tour Eiffel, Trocadéro, Avenue Foch.
Les poneys étaient sages au début mais, à partir des Galeries Lafayette environ, Loupiot est devenu excité comme une puce. Le menage de Loupiot à Paris s’est mis à ressembler au menage de Pinocchio ailleurs (y compris le galop rassemblé), auquel je suis heureusement habitué. Il s’est légèrement calmé après la Tour Eiffel,
et les poneys ont superbement monté la côte du Trocadéro au trot de charge.
Qyo est resté zen intra muros, mais s’est déchaîné sur la fin, lors de la traversée du Bois de Boulogne, devenant fou quand des policiers à cheval nous ont dépassé par la contre-allée. Sur mes gardes, j’ai pu les contenir (mais n’aurais pas pu s’ils avaient démarré) et nous sommes rentrés intacts à Longchamp. Jusqu’à la fin, les poneys n’ont manifesté aucun signe de fatigue.
Nous n’étions pas les seuls à voir des problèmes avec notre attelage : nous avons été suivis au début par un attelage à 4 Haflingers dont le volée gauche était surexcité, et dépassait fréquemment notre voiture ; dans un couloir de bus bordé par une bosse de 10cm, l’attelage a même franchi cette bosse !
A l’issue du défilé, nous avons été reçus à l’hippodrome par Jean-Luc POULAIN pour une repas picard : ficelle + dessert + boisson + café + entrée gratuite au Salon du Cheval.
Beaucoup de meneurs étaient des connaissances :
Outre les Picards déjà annoncés,
un omnibus sans impériale, des Haras Nationaux, attelé et mené par Louis BASTY ;
Pierre BERDIN (avec un haut de forme, menant ses traits),
Catherine MOUILLADE, ...
Nous avions pris deux passagers, un couple dont le monsieur a goûté à notre fortifiant pour se réchauffer, avant de nous en dire le plus grand bien. Il avait besoin d’uriner, mais a dû attendre jusqu’à l’Avenue Foch avant de trouver un buisson propice.
En conclusion, nous pensons avoir choisi la voiture qu’il fallait pour ce défilé, et les poneys qu’il fallait pour la tirer. Nous espérons beaucoup des photos que nous avons prises, ainsi que de celles qui ont été prises par d’autres personnes qui nous ont laissé leur adresse".
Photos : Philippe Chemin, Le Parisien, E. Vantroys
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