L’équipe de J&BWhips, avec Arba, présente à ses lecteurs, à ses amis et à ses collaborateurs ses voeux les plus sincères pour une heureuse nouvelle année, avec mention spéciale pour Mathieu R. et Célian B., ses administrateurs dévoués et compétents, Jean-Claude G. et l’Attelage français, Patrick M. et Attelage-Patrimoine pour leur aide précieuse dans la diffusion de "la bonne parole", sans oublier Hans P. qui nous a donné le Sésame de sa caverne d’Ali Baba.
Une curiosité : Un coffret ; édité par STOCK contient les quatre ouvrages de l’académicien Eric Orsenna, vantant les charmes de la grammaire française : Il est orné sur sa couverture de cette curieuse illustration montrant un grand omnibus de ville, tracté, au galop par deux chevaux en tandem ! Pas très académique, non ?
Une pompe à incendie à bras, hippomobile, Signée Bouchard à Lyon (circa 1860) est proposée aux collectionneurs. Sortie des remises d’un château, elle est en parfait état, ses structures de bois ont été refaites Ecrire à : Vianney.jean-jacques@neuf.fr
Dans la Cour d’Honneur à Versailles circule au galop, le superbe carrosse violet attelé à six chevaux de Xavier Veilhan.
Passion des chevaux, de l’attelage et du patrimoine hippomobile.
Une des catégoties traitera de la restauration des voitures pour partager nos connaissances et nos carnets d’adresse de fournisseurs ; cuir, charron...
Le coffre à armes, encore appelé : « Tambour » ou « Arsenal », « Sword case » ou « Boodge" en anglais), est un caisson oblong, semi –cylindrique, faisant saillie sur le panneau arrière de certaines voitures, le plus souvent fermées, de la fin du XVIIIème et début du XIXème siècle. Il était destiné au rangement d’objets encombrants, armes ou épées, à l’époque où il était habituel ou imposé par l’étiquette de porter ces armes.
Plus tard, ce coffre servira d’espace de rangement, soit pour des objets précieux, soit pour des cannes, parapluies, cravaches … Le caisson mesure 120 cm ou plus de longueur pour une profondeur de 35cm.Il n’est accessible que de l’intérieur de la voiture, par une ouverture munie d’un abattant fermant à clef. Pour y accéder il faut déplacer le coussin de dossier du siège arrière, ce qui n’est pas très commode et fait planer le doute sur son utilisation comme rangement des armes, dont on pourrait avoir l’utilisation en urgence …mais, les derniers bandits de grands chemins ont disparu depuis 1812 et les coffres sont toujours présents sur des voitures construites assez longtemps après cette date.
William Felton, dans son « Treatise on carriages » publié en 1794, représente 27 voitures différentes dont 15 sont pourvues d’un coffre à armes : La pose de cet accessoire est facturée en « extra » : 1£10 pences
Philip Godsal, carrossier londonien installé à Long Acre, produit d’élégantes voitures de 1768 à 1810. La plupart, dessinées par Rudolph Ackermann portent des sword cases . On retrouve aussi le caisson dans les ouvrages de William Bridges Adams en 1837 et de Georges Dodd en 1843.
Chez ces différents carrossiers, les modèles de voitures équipées d’un coffre à armes sont très variés. Ce sont presque toujours des voitures de voyage :coach, berline, chaise de poste, landau, landaulet, coupé, chariot à flèche, mais aussi des deux roues sportives : gig, carrick, crane neck phaéton.
Nous avons les dessins de Duchesne de 1802 :
Entre 1849 et 1850 les coffres à armes disparaissent progressivement, avec quelques apparitions périodiques en Allemagne et en Angleterre. Après 1851, ils disparaîtront définitivement. et A.Thrupp, dans son ouvrage « Coach trimming » en 1877, n’en fait aucune mention.
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