Un nouveau grelot de poste enrichit la série de jbwhips ; il s’agit d’un N°9, mesurant 11 cm de diamètre et pesant 1 kilo. Il est orné de deux bustes de chevaux cabrés, crinières au vent, qui semblent sortir d’une vague, et sont tête-bêche de part et d’autre de la fente. Ce motif n’est pas celui du Pégase ailé, ni du Centaure classique, il pourrait être un Hippocampe, ou un cheval marin. A noter sur l’enroulement postérieur, une discrète fleur.
LA SAGA DES POSTILLONS
Dans le monde brillant, pittoresque et coloré de l’attelage, apparaît un personnage romantique, incontournable et très vite célèbre : Le Postillon. Il sera le symbole durable de la communication entre les hommes, les provinces, les pays... Devenu légendaire du fait de son ubiquité, de sa verve, de sa tenue, et de sa fonction, il sera présent dans tous les contes ou romans de l’époque, représenté par de multiples peintres, graveurs et lithographes, chanté ou mis en scène par de célèbres compositeurs et musiciens... Connu pour sa force, sa vitalité, il exerce un métier dangereux et épuisant, mais indispensable ; il porte les nouvelles, met les hommes en contact, leur assurant des déplacements rapides, en toutes saisons, par tous les temps, dans les meilleures conditions possibles de confort, à l’époque. Qui est donc ce personnage ? Quel est son rôle exact ? Pourquoi et comment est-il devenu une légende encore vivante de nos jours ? C’est à toutes ces questions, que dans le prochain Hors série d’Attelages magazine, Henri et Chantal Baup, entendent répondre. L’événement de la rentrée pour les passionnés de l’histoire de l’Attelage. Richement illustré. Sortie en Septembre chez votre marchand de journaux.
Un nouveau grelot de poste à motif PEGASE, le cheval ailé, nous est envoyé par RICO, il s’agit d’un numéro 10 ( 10cm de diamètre) en parfait état.
Il vient enrichir la série présentée par jbwhips en juillet 2008
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L’équipe de J&BWhips, avec Arba, présente à ses lecteurs, à ses amis et à ses collaborateurs ses voeux les plus sincères pour une heureuse nouvelle année, avec mention spéciale pour Mathieu R. et Célian B., ses administrateurs dévoués et compétents, Jean-Claude G. et l’Attelage français, Patrick M. et Attelage-Patrimoine pour leur aide précieuse dans la diffusion de "la bonne parole", sans oublier Hans P. qui nous a donné le Sésame de sa caverne d’Ali Baba.
Bourrellerie Delameilleure - Harnais
Pour le meneur de tradition : sa propre fabrication de harnais de tradition classiques
Pour le meneur de marathon et de loisir : les harnais ’Ideal Equestrian’
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La fabrication d’étuis de tuba, de porte-parapluies, etc

Par Fabrizio Canali Libre traduction par Arba
César Martignoni m’ayant invité à l’accompagner à » La Route de Lorraine », Je ne pouvais sous aucun prétexte déroger à cette opportunité de faire partie de son team, ce qui était pour moi une occasion unique. La possibilité de vivre comme acteur une importante compétition d’attelage de Tradition m’enivrait car c’était ma première expérience de sortie en concours hors du territoire italien. Je pourrai enfin toucher du doigt tout ce que, jusqu’à ce jour, j’avais vu ou lu dans les revues spécialisées ou sur les sites internet. C’était pour moi l’occasion de pouvoir comparer le niveau de la tradition italienne avec celui des autres pays d’Europe.
Dès vendredi, la journée commence de bonne heure, tant de choses étant à faire pour préparer l’attelage : nettoyage parfait de la voiture, nettoyage et montage des harnais, toilettage soigneux des chevaux avec pour l’occasion tressage des crinières en nombre impair de « pions »… Là naissent mes premiers doutes car il m’avait toujours été dit que le tressage des crinières n’entrait pas dans l’usage traditionnel en attelage ? Mais, autour de moi, je notais que la plupart des participants tressaient les crinières de leurs chevaux, il faudra que j’obtienne sur ce sujet un peu plus de précisions.
Des différents vans et remorques, je vis descendre des voitures magnifiques et de remarquable qualité : breaks, Road coachs, Parc drags, Omnibus privés, Dog carts à 2 ou 4 roues, tous les modèles étant représentés, un enchantement pour les yeux des connaisseurs… Je me mis à photographier en rafale… Les voitures présentes étaient toutes d’un haut niveau de qualité, je remarquais cependant que certaines, originales et d’époque, avaient été modifiées et équipées de freins à disque !
Si on peut admettre la commodité d’utilisation et l’efficacité des freins à disque, Il reste difficile d’accepter leur présence sur des voitures d’époque sur lesquelles ils sont parfaitement incongrus d’autant que l’utilisation d’un simple reculement sur les harnais serait une solution plus respectueuse de la Tradition et que, par ailleurs, nombreuses sont les voitures anciennes pourvues d’une « mécanique » parfaitement efficace (NDT).
Un autre détail m’a aussi sauté aux yeux : la couleur donnée aux pièces métalliques. Comme le recommande l’illustre juge C. Gnecchi Ruscone : toutes les parties métalliques doivent être peintes en noir, à l’exception des suspensions et des extrémités des essieux qui doivent être de la couleur donnée au train. J’ai cependant noté sur de nombreuses voitures que les pièces métalliques avaient la couleur de la caisse, mais, comme dit le dicton : « à chaque pays ses usages » Les règles de la Tradition ne seraient elles pas les mêmes pour tous ? Sincèrement je suis assailli par de sérieux doutes.
En début d’après midi nous entrons dans le vif du concours avec comme rite d’ouverture, un « thé ou café » servi au château de Hertfeld où sera donnée, par Mr Majoor, une conférence sur le Coaching ; Mais, nous avons encore beaucoup de travail pour terminer la préparation du « Team » et voilà que j’apprends quelque chose de nouveau : ici, pour designer un attelage à quatre, on utilise le mot anglais « team »…chic non ? La conférence étant donnée en allemand et ignorant complètement cette langue, je décide de retourner aux préparatifs de l’épreuve. Au paddock, où sont installés les boxes, l’atmosphère est très cordiale et détendue ; de vieux amis s’y retrouvent, ravis d’être quelques jours ensemble à partager leur passion commune pour l’attelage de tradition.
Samedi 27, les choses sérieuses commencent : Nous attelons. Chaque équipe possède une carte et un plan détaillé de la zone qui indique de façon précise le trajet à effectuer et les différents points où sont prévus les arrêts. Ce parcours est très bien pensé : Le départ prévu à 10 heures, par petits groupes ; chaque équipage réglant son allure pour parcourir les 25 kilomètres programmés. Ayant été nommé « navigateur », j’étudie la carte où des symboles bien clairs permettent d’interpréter les indications en allemand… Une fois partis, les chevaux jettent leur feu dans un trot énergique, se déchargent du stress et de l’inactivité d’un long voyage en camion. Nous gagnons rapidement le château de Hertefeld où est prévu un « arrêt sherry » ; nous franchissons le pont de pierre qui enjambe les douves et entrons dans la grande cour ou nous retrouvons quelques équipages qui nous ont précédé. Autour de nous le spectacle est grandiose et les beaux attelages enrichissent le cadre… Nous faisons honneur à la liqueur de pommes offerte et reprenons notre parcours. Nous roulons sur des petites routes paisibles et, de mon poste élevé, mon regard se perd dans les champs cultivés ; au loin je distingue un clocher d’église… Après avoir traversé un petit bois nous débouchons devant l’entrée d’un manoir, le Kalbeck, dont la cour intérieure est un grand pré, bien vert, où chaque équipage va s’installer pour pique niquer. Un jury de commissaires viendra examiner et noter chaque installation et la plus classique sera primée lors du diner de gala qui sera donné dans la soirée au château de Wissen.
Je profite de cette pause pour aller flâner et observer les voitures, je m’intéresse en particulier à un équipage anglais présentant un grand Road coach, absolument parfait, un peu trop même pour être original ! Est-il possible qu’il n’a pas la moindre égratignure ? La peinture de cette voiture, beaucoup trop brillante laisse penser qu’elle a été restaurée et quelques indiscrétions me font savoir qu’en effet, elle est neuve, réplique d’un original….
Moi qui étais convaincu que la Route de Lorraine était réservée aux seules voitures d’époque ? Me serais je trompé ? Probablement et j’ai eu tort d’écouter les médisances de jaloux ? Enfin, mes doutes persistent. Nous reprenons la route pour la deuxième partie du routier, le ciel s’assombrit, un orage se prépare, allons nous y échapper ? Non malheureusement car, dans les derniers kilomètres seront copieusement arrosés par une pluie torrentielle, mais, paraît il, c’est cela aussi la Route de Lorraine ! Pour la journée de dimanche, même programme mais sur un parcours différent avec un break pour déjeuner au château de Beerenbrouck où nous attendait un superbe buffet tandis que l’air retentissait des « honneurs », sonnés par les trompes de chasse d’un rallye voisin venu nous divertir.
La fête se terminera par un toast général au camp de base. L’expérience a été pour moi très enrichissante. J’ai vu, compris et appris beaucoup de choses, même si quelques doutes ont effleuré mon esprit. Il me faudrait encore éclaircir certains points pour que soient évitées la prolifération de solutions opportunistes à certains problèmes … Une comparaison avec l’Italie ? Il est clair que nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir pour atteindre un tel niveau, en particulier pour tout ce qui touche à l’organisation qui, ici, a été impeccable. Chevaux, voitures, harnais, rien ne nous manque de tout cela, mais la mentalité, l’esprit de la Tradition nous fait encore défaut, il faudrait les acquérir pour pouvoir goûter avec sérénité ces moments de vie si uniques et si importants
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