Que vous soyez ; Franche, à Bosse, Noire du Groenland, Blanche (Beluga) Bleue, à Bec, petit ou grand Rorqual, Cachalot, Dauphin ou Epaulard…le site J.B.Whips.com et son administrateur, Arba, vous rendent hommage et vous remercient pour l’audience et la visibilité que vous lui apportez. En effet, sur les 594200 visites que le site à reçu depuis sa création, 308478 ont été consacrées à l’article « La baleine et le fouet » consacré aux cétacés, article qui détient donc le record de popularité du site.
SAUVONS LES BALEINES !
Arba de jbw, pensait avoir innové en faisant des fouets de secours avec des cannes à lancer anciennes en bambou refendu...Erreur ! En 1893, déjà, W&G Ashford facteurs de fouets à Birmingham avaient à leur catalogue des fouets en "spliced cane"dont ils disaient que c’était :" de très beaux fouets , légers, solides et nerveux". Ils fabriquaient également des cannes à lancer en bambou refendu... Dont acte !( Cité par David W Morgan dans" Whips and whipmaking" 1925 )
MISE AU POINT
Devant le succès obtenu par l’article"La baleine et le fouet", plus de 30 000 visites), certains lecteurs se sont inquiétés de savoir si jbw respectait les règles écologiques . Qu’ils soient rassurés, les montures jbw ne comportent jamais d’âme en fanon de baleine et , leurs poignées ne sont jamais d’ivoire. Les grands mammifères peuvent dormir tranquille...enfin ?
Sur cette estampe de Georges Buisson, le drag franchit le gué au moment ou arrive la meute en chasse.
Le meneur , qui est le maitre salue du fouet, le maitre d’équipage salue en se découvrant.
Voilà un meneur qui tient parfaitement son beau fouet d’épine,
Mais...où est la double boucle traditionnelle du fouet bien enroulé ? Avec quoi stimule t’il son timonier ? A coups de bâton ?
Et, voyez ce que l’on obtient quand par hasard on déroule sa monture : la fameuse « monture » frisée au bigoudi !
La nagaïka est le fouet traditionnel des cavaliers cosaques qui vivent encore aux frontières méridionales de la Russie - ce qui est de nos jours le Belarusse (ex Biélorussie)- Les cosaques formaient, depuis le XVème siècle des communautés militaires redoutables dont la mission était de protéger les frontières de la Sainte Russie contre les incursions des infidèles Mongols, Tatars ou Turcs.
La tenue d’uniforme des cavaliers de l’armée cosaques : la Setch, est spectaculaire : larges braies plissées et bouffantes de couleur pourpre, ceinture dorée avec pompons et cordelière supportant poignard et sabre, bottes de maroquin rouge ferrées d’argent, casaque de toile pourpre avec cartouchières croisées sur la poitrine ;
Ils ont les cheveux coiffés en long toupet et sont coiffés d’une toque d’astrakan noir et sont armés : d’un fusil, de pistolets, d’un sabre et souvent d’une lance et à leur poignet gauche ils portent traditionnellement un fouet : la nagaïka qu’ils achètent au moment où ils prennent le parodini, qui signe leur entrée dans la vie militaire. Ce fouet est indispensable pour stimuler leurs chevaux, car les cavaliers cosaques ne portent jamais d’éperons, à l’exception des généraux et officiers supérieurs de la garde chez les Zaporogues : Atamans, Hetman, Essaoul ou Kochévoi.
La nagaîka est un fouet assez simple, se rapprochant d’une cravache. Il comporte un court manche de bois, de 60 à 80cm, gainé de bandes de cuir tressé et orné de shallangs en petites franges ; sa poignée épaisse est de cuir tressé munie d’une solide dragonne que l’on passe au poignet. La monture, courte, mesure de 0,80 à 1m20. Simple bande de cuir épais ou tresse à 6 brins, elle est brêlée ou clouée au manche et se termine par une mèche ou une claquette ; On retrouve le même fouet aux mains des meneurs de traineaux russes.
Enfin, la nagaïka a de grandes ressemblances avec le redoutable sjumbbock, fouet employé par la police sud africaine au temps de l’apartheid.
Aujourd’hui on trouve de petits fouets "nagaïka"
Joseph Kessel a publié en 1951, (chez Julliard), un recueil de trois nouvelles dont une intitulée : « la nagaïka », qui décrit les ravages causés lors d’une flagellation par la nagaika.
Description d’une nagaïka du Don
1. La poignée est généralement couverte de cuir pour bien adhérer à la paume.
2. Embout métallique qui permet de frapper par l’arrière de la nagaïka. Il est parfois l’extrémité d’un petit couteau – ou stylet – dissimulé dans le manche.
3. Lanière de cuir qui se partage entre la dragonne et l’attache du fouet.
4. La dragonne – terminée par un nœud – permet de garder la nagaïka toujours à portée de main.
5. Séparée de la dragonne par le manche, cette petite attache de cuir retient l’extrémité du fouet pour une meilleure tenue au repos.
6. Courroie de cuir retenant l’articulation du fouet. Elle est souvent fixée au manche à l’aide de clous ou de rivets.
7. Anneau métallique qui joint la lanière du fouet au manche.
8. Fanion de cuir destiné à la protection du cheval, afin qu’il ne se blesse pas avec les parties métalliques de la nagaïka.
9. Frange épaisse faite de fines courroies de cuir tissées en éventail dans la partie supérieure de la lanière du fouet. Cette décoration a aussi valeur de symbole par sa ressemblance à la queue du cheval.
10. Le fouet, partie de choc de la nagaïka, est fabriqué avec des courroies de cuir tressées autour d’un épais cordon et se terminant sous forme d’une pièce de cuir ou d’un noeud.
11. La claque est la fin de la partie battante du fouet. Elle est souvent constituée d’une pièce de cuir cousue qui permet d’y introduire une charge de métal pour renforcer les coups.
A noter que la nagaïka dite de « Kouban » se distingue de celle du « Don » par une plus petite longueur et le moyen de la fixation du fouet au manche. Au contraire de l’illustration ci-dessus, la lanière de cette nagaïka est directement enlacée au manche lui-même, dans son prolongement et sans aucune articulation.