J&B Whips souhaite une bonne et heureuse année 2012 à ses fidèles lecteurs. Plus d’un million de visites a été enregistré à ce jour depuis la création du site.
Avec 2754 visites le 14 octobre 2011 JBW conserve sa note souveraine AAA. La barre des 2000 avait été franchie en décembre 2010 ; celui des 2500 en octobre 2011.
JBWhips et Arba présentent à leurs lecteurs, leurs meilleurs voeux pour la nouvelle année - Pace e Salute - Paix et Santé - Ils espèrent que les lecteurs resteront fidèles à leur site et feront tout pour justifier l’intérêt que vous leur portez.
Passion des chevaux, de l’attelage et du patrimoine hippomobile.
Une des catégoties traitera de la restauration des voitures pour partager nos connaissances et nos carnets d’adresse de fournisseurs ; cuir, charron...
Bourrellerie Delameilleure - Harnais
Pour le meneur de tradition : sa propre fabrication de harnais de tradition classiques
Pour le meneur de marathon et de loisir : les harnais ’Ideal Equestrian’
Pour les passionnés de voitures hippomobiles d’époque : toutes restauration de cuir et de sellerie
La fabrication d’étuis de tuba, de porte-parapluies, etc

Henri est de ces gens que vous ne croisez pas dans la rue sans y prêter attention. C’est « une gueule » comme l’on dit : visage carré, petites lunettes rondes, les chevaux coupés à ras, un regard déterminé…
Le reste du personnage est du même moule : petit, musclé (il a fait de l’haltérophilie dans sa jeunesse), et il a le caractère qui va avec le physique. Ses amis peuvent compter sur lui, ses ennemis ou les gens qu’il déteste (surtout les prétentieux), ne risquent pas de se faire d’illusions !
Ecrire est facile pour lui, et sa plume est tout aussi tranchante, ses convictions ne restent pas dans les tiroirs, il faut dire qu’avec son érudition, ses nombreuses expériences, et ses rencontres avec tout le gratin mondial de l’Attelage de Tradition, il est difficile de le mettre en défaut.
Son enfance se passe en Tunisie. Il y apprend l’italien avec sa nourrice (une napolitaine) et l’arabe à l’école.
Vous ne serez étonné que le jeune Baup ait choisi de faire une carrière militaire. L’envie de voyager en plus, il passe par l’Ecole de Santé Navale d’où il sort médecin militaire. Cette carrière se termine avec le grade de Colonel.
Il a envie de voyages ? il va être servi : La Tunisie ou il apprend à monter à cheval chez les spahis, l’Algérie, le Niger, où il pratique le CSO et le polo, le Laos où il apprend l’anglais avec les bonzes, les militaires Indiens, Polonais ou Américains. Il y aura aussi Tahiti, la Côte d’Ivoire qui lui font découvrir la planche à voile …
L’attelage ce sera beaucoup plus tard, fortuitement lors d’un stage d’équitation à Pompadour au Club Med il y a une initiation à l’attelage. C’est le coup de foudre. Henri et Chantal son épouse font l’acquisition de poneys et participent rapidement sans véritable formation aux concours d’attelage sportif en attelage à 2 poneys.
Le premier concours c’est Maison Lafitte, une certaine Françoise Deplanche débutait également… Henri est un casse cou et prend tous les risques, les renversements se comptent au dessus de la moyenne… Pas facile non plus d’habiter à Paris d’avoir les poneys dans l’Oise… qui ne se souvient pas du camion d’Henri, surchargé comme une Casba roulante ! et les conditions de logement … ah ils dormaient à la « dur » les Baup mais les rigolades avec les Josse, les Montillon et d’autres restent de merveilleux souvenirs.
Fatigué des plaies, des bleus et des bosses nos amis se tournent vers l’Attelage de Tradition. Au départ Henri et Chantal n’y connaissaient rien. Ils vont dévorer les livres, contacter les experts mondiaux, les meilleurs auteurs, échanger avec eux, se déplacer dans les ventes, les expositions. Henri va rapidement acquérir une énorme culture générale, d’autant qu’en parallèle il développe la même démarche en apprenant l’art de la sellerie d’attelage et la fabrication des fouets traditionnels.
Ses talents de sellier Henri les développe grâce à Jean Louis Peyre qui enseigne le métier aux jeunes qui passent par l’Ecole du Haras du Pin. Aujourd’hui il a fabriqué avec talent plusieurs harnais, dont des harnais d’attelage en paire et a lui-même initié au métier l’un de ses amis le plus fidèle, Michel Josse.
Si Henry est passionné de Tradition et plus généralement du « beau et de l’authentique » il n’a pas pour autant une âme de collectionneur. Seulement 3 voitures anciennes sont rangées dans ses remises : une Military, voiture à 2 roues des officiers Italiens, un Phaéton à balustres, un Stanhop Phaéton. Participer aux Concours de Tradition en France ne l’intéresse plus. Il y conserve de nombreux amis mais « n’apprécie guère l’évolution que la direction de l’AFA donne à ces concours ».
On peut faire beaucoup de choses en 24 h, alors sans doute de crainte de s’ennuyer Henri a donc ajouté il y a déjà quelques années une corde à son arc avec la fabrication des fouets traditionnels. « C’est parce que j’ai acheté un fouet moderne de fabrication allemande que je m’y suis mis. Il était si mal fait et si désagréable en main, que j’ai décidé de me mettre à les fabriquer ».
Comme rien ne peut se faire chez Henry sans y chercher l’excellence, tout le patrimoine de la fabrication des fouets traditionnels a été retrouvé et mis en œuvre :
houx ou épine noire pour le bois, qu’Henri va couper dans la nature, ils sont mis à sécher, suspendus avec un poids, nourrit d’huile régulièrement…
les fanons de baleine introuvable ont eux été remplacés par des fibres synthétiques
- culots en argent ou laiton argenté ou plaqué or…
cuir des poignées en crocodile, lézard, porc, poisson, requin, venant de chez Hermès…
- cuir des montures en kangourou, en cheval…
La renommée des fouets J&B (Josse & Baup) est mondiale, il ne faut pas compter plus de 5 ou 6 experts dans ce domaine. L’Emir du Quatar en possède 2, il y en a en Belgique (Mia Allo), en Italie, aux USA (Chester Weber) … en GB. Henri vend parfois ses fouets à la Galerie Drouot, aux ventes de Reading ou de Saumur.
J&B innove aussi. Ainsi quelques fouets pour attelage à 1 ou 2 chevaux ont été réalisé en bambou fendu de canne à lancer. Très léger, très fin et très souple, et… incassable.
Article de Jean Claude Grognet
Lire une traduction de cet article /B_autrelangue>