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Passion des chevaux, de l’attelage et du patrimoine hippomobile.
Une des catégoties traitera de la restauration des voitures pour partager nos connaissances et nos carnets d’adresse de fournisseurs ; cuir, charron...
Bourrellerie Delameilleure - Harnais
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La fabrication d’étuis de tuba, de porte-parapluies, etc
Le « chapeau melon » !, voila une coiffure aussi célèbre que le bicorne de castor de Napoléon Bonaparte ou le canotier de Maurice Chevalier ! S’il porte le nom, bien prosaïque du faux fruit d’une cucurbitacée potagère comestible (cucurbis melo), c’est uniquement parce qu’il en a adopté la forme. Par définition, c’est un chapeau de feutre rigide, rond, à coiffe bombée .
C’est en 1850 que le chapelier londonien James Lock & Cie, installé au 6 de Saint James Street (où il existe encore de nos jours), fabriqua et vendit ce chapeau…
On raconte qu’un certain William Coke, de Holkam dans le Norfolk, neveu du comte de Leicester, vint un jour chez LOCK avec un dossier contenant les dessins d’un chapeau rigide, inspiré des coiffures portées par les cavaliers au XVIIème siècle ; qu’il désirait faire fabriquer pour ses gardes chasse ou les piqueux de ses chasses à courre, afin de les protéger des chocs des branches basses en forêt . Le haut de forme de rigueur à l‘époque était instable, fragile, coûteux, et n’offrait aucune protection sérieuse.
Lock, avec l’aide de ses fournisseurs habituels de feutre, Thomas et William Bowler, installés à Southwark, fabriqua la coiffure demandée et lui donna le nom de coke, ou billycoke en l’honneur de son client, mais, en Grande Bretagne, le nom de bowler fut plus rapidement admis, car il rappelait bien la forme du chapeau. Notons au passage qu’existait déjà un chapeau rigide, le bollinger, porté par les cochers d’omnibus et que l’on pouvait confondre avec un melon, cependant sa coiffe était surmontée d’un bouton et sa forme était différente.
Au moment de prendre livraison de son chapeau, W Coke le posa par terre, dit on, et lui donna deux coups de pied pour en éprouver la solidité. Satisfait de l’essai, il l’accepta et le paya 12 shillings.
A compter de ce jour, tous les garde chasse et veneurs de Holkam hall portèrent le melon et le chapeau devint définitivement fashionable lorsque, en 1854, le Prince Albert le porta et fut photographié avec, lui conférant ainsi ses lettres de noblesse. Sa popularité ne cessa de croitre durant le XIXème siècle, porté avec un complet veston, il complète la tenue des classes moyennes.
Le haut de forme reste associé au standing de la haute société et à une tenue beaucoup plus formelle.
Le Prince Albert Le futur George V portant un derby gris
En 1880, le port du chapeau melon s’est considérablement généralisé en Europe comme aux Etats-Unis (où il est appelé « derby »), il devient un accessoire important pour de nombreux personnages du monde du spectacle, du cirque, de la bande dessinée, du cinéma, d la peinture. Il fait partie de la tenue des banquiers de la City à Londres, de la tenue des « droogies » du film « Orange mécanique », on ne conçoit pas Laurel et Hardy ou Chaplin sans melon, Oddjob, le tueur du film Goldfinger, décapite ses adversaire en lançant comme un frisbee son melon à bords d’acier tranchants (fabriqué par Lock !)
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Odd job, le méchant de Goldfinger Magritte comme Picasso coiffent leurs « hommes » de melons. Les musiciens de jazz de la Nouvelle Orléans se servent du leur pour faire sonner les ouah ! Ouah ! de leur trompette, Bref, tous les gens qui comptent dés l’âge de 14 ans, coiffent d’un melon. |
René Magritte L’homme au chapeau melon
En 1920, le melon arrive en Amérique du sud avec les ouvriers construisant les lignes de chemin de fer : Il sera adopté par les tribus indiennes au Pérou et en Bolivie, où les femmes des tribus Aymara et Quechua le portent encore de nos jours.
Non seulement le melon exprime le statut social de celui qui le porte, de surcroît il peut aussi manifester ses opinions politiques : aux Etats Unis, en 1928 à l’occasion des élections présidentielles, les supporters du candidat Alfred E. Smith (un ancien poissonnier !), portaient comme signe de ralliement un « Derby » marron qui devint l’emblème des démocrates.
De nos jours encore, la tenue de sortie des inspecteurs de la Police britannique comporte un melon, de même pour le « Mufti », tenue civile des officiers de la Garde.
Malheureusement les brookers de la City de Londres semblent l’avoir abandonné. Dans le milieu hippique cependant on retrouve les melons, coiffant les juges ou les meneurs d’attelages en présentation. Au Prix de Diane Hermès à Chantilly, melons et hauts de forme gris se concurrencent.
Enfin, au Cricket, le melon joue un rôle au moment des récompenses aux meilleurs scoreurs .ou encore dans les fraternités estudiantines anglaises où il reste de rigueur.
Au cours des années, le chapeau melon a peu changé de forme, sa coiffe a diminué de hauteur et dans les plus modernes les bords sont plus étroits et plus roulés vers le haut. Tous proviennent de la même chapellerie anglaise : Christy’& Cie établie à Londres depuis 1773, avec des usines à Stockport au sud de Manchester.
Un bel étalage de melons !
La couleur noire classique a été parfois remplacée par le gris, le brun, le beige tourterelle ou encore par des couleurs vives, au Music Hall, mais, le noir reste incontournable . Nous plaidons vivement pour qu’en attelage, les meneurs de poneys et leurs grooms, surtout si leurs poneys sont en bricole, portent des melons plutôt que des hauts de forme prétentieux et souvent de médiocre qualité ! Melon gris, ou brun, pour le propriétaire des chevaux, melons noirs pour les grooms ; Cette coiffure, par ailleurs, est parfaitement unisexe et seyante pour les femmes qui peuvent s’en coiffer sans craindre le ridicule, des artistes célèbres l’ayant depuis longtemps adoptée.
La chanteuse Evie Green en 1900 et Olga Petrova
SAR le prince Philip, le bon exemple, attelage à 4 poneys Et four in hand, bien entendu !.
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