J&B Whips - Fouets, Attelage et Tradition
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Brèves
MERCI LES BALEINES
vendredi 7 janvier
La Baleine

Que vous soyez ; Franche, à Bosse, Noire du Groenland, Blanche (Beluga) Bleue, à Bec, petit ou grand Rorqual, Cachalot, Dauphin ou Epaulard…le site J.B.Whips.com et son administrateur, Arba, vous rendent hommage et vous remercient pour l’audience et la visibilité que vous lui apportez. En effet, sur les 594200 visites que le site à reçu depuis sa création, 308478 ont été consacrées à l’article « La baleine et le fouet » consacré aux cétacés, article qui détient donc le record de popularité du site.

SAUVONS LES BALEINES !

 
Fouets en bambou refendu
lundi 2 mars
SIX BRINS
SECTION BAMBOU

Arba de jbw, pensait avoir innové en faisant des fouets de secours avec des cannes à lancer anciennes en bambou refendu...Erreur ! En 1893, déjà, W&G Ashford facteurs de fouets à Birmingham avaient à leur catalogue des fouets en "spliced cane"dont ils disaient que c’était :" de très beaux fouets , légers, solides et nerveux". Ils fabriquaient également des cannes à lancer en bambou refendu... Dont acte !( Cité par David W Morgan dans" Whips and whipmaking" 1925 )

 
La Baleine et le Fouet
dimanche 22 février
COACH WHIP

MISE AU POINT

Devant le succès obtenu par l’article"La baleine et le fouet", plus de 30 000 visites), certains lecteurs se sont inquiétés de savoir si jbw respectait les règles écologiques . Qu’ils soient rassurés, les montures jbw ne comportent jamais d’âme en fanon de baleine et , leurs poignées ne sont jamais d’ivoire. Les grands mammifères peuvent dormir tranquille...enfin ?

 
Le salut
lundi 9 juin

Sur cette estampe de Georges Buisson, le drag franchit le gué au moment ou arrive la meute en chasse.

Le meneur , qui est le maitre salue du fouet, le maitre d’équipage salue en se découvrant.

Coach au gué - Georges Buisson
Estampe. Coll. HB
 
Fouets à Cuts
mardi 27 mai

Voilà un meneur qui tient parfaitement son beau fouet d’épine,

Mais...où est la double boucle traditionnelle du fouet bien enroulé ? Avec quoi stimule t’il son timonier ? A coups de bâton ?

Fouet Tandem

Et, voyez ce que l’on obtient quand par hasard on déroule sa monture : la fameuse « monture » frisée au bigoudi !

Monture frisée
 
Sur le Web
Mick’s Whips - australian stockwhips
Quality authentic australian stockwhips and leather goods including crocodile products made by Master Craftsman Mick Denigan
FOUETS : VOCABULAIRE TECHNOLOGIQUE
lundi 25 octobre 2010
par Arba
popularité : 8%
Dictionnaire technologique

Dans le Dictionnaire technologique Universel des Arts et Métiers, paru à Paris en 1826, nous trouvons à « ’article « FOUETS », une rubrique qui devrait nous faire réviser le vocabulaire que nous employons pour décrire les différents parties dont est constitué un fouet d’attelage classique.

Nous donnons ici la transcription de cet article.

" FOUETS" ( Technologie) .

On distingue plusieurs espèces de fouets :

1° Fouets de carrosse et de cabriolets ;

2° Fouets pour monter à cheval ;

3° Fouets de chasse et de poste ;

4° fouets de charretiers.

Nous les réduirons, pour plus de simplicité, à trois sortes :

les fouets longs,

les fouets moyens,

les fouets courts.

1/ FOUETS LONGS :

Fouets longs

Les fouets longs sont ceux qui servent aux cochers de carrosse, de cabriolet et aux charretiers. Ils ne diffèrent que par le manche, qui est plus ou moins élégant, de même que par les soins que l’on donne à la monture. Ces sortes de fouets sont de quatre espèces principales :

A) montés en baleine sur jonc ;

B) montés en baleine sur bois ;

C) montés en bois de perpignan ;

D) montés en bois d’épine.

Nota : quand on parle de « baleine », il s’agit de sections de fanons de baleine, taillés au couteau par des ouvriers spécialisés.

On distingue cinq parties essentielles dans ces sortes de fouets :

- Le manche, qui a de 40 à 65cm de long :

- La verge, dont la baleine fait l’office, a environ 98cm ; elle fait suite au manche par un bout et porte à l’autre bout le restant du fouet ;

-  La monture ou porte charge,

- La charge ou longe, à laquelle on donne de 50 à 65cm, et enfin :

- La mèche ou pointe, qui en mesure de 20 à 25 cm

Le manche du fouet se compose de deux pièces, le manche proprement dit et la verge. Ces deux parties doivent former ensemble un cône tronqué extrêmement allongé, présentant à son gros bout une poignée de 3,5cm à 4,5cm de diamètre. Lorsque la verge est en baleine, on implante dans le manche , soit en jonc, soit en bois, le gros bout de cette baleine et on l’y colle fortement ; on emplie pour cela une baleine qui n’a , par son petit bout, que la grosseur que l’on veut donner u fouet, et l’on ajuste tout autour des bouts de baleine, que l’on greffe dans des entailles faites exprès sur le bout du manche, on les colle bien avec le manche et avec la baleine, qui sert d’âme. Lorsque tout est parfaitement sec, on ponce toutes les défectuosités, on donne la forme conique, et l’on recouvre le fouet, comme nous le dirons dans un instant.

Lorsque le manche se fait en bois de perpignan, que l’on connaît sous ce nom parce que les environs de cette ville en fournissent beaucoup ; bois venant d’un arbre que Linné appelle Celtis australis, et qu’on désigne en français sous le nom de micocoulier, alors le manche et la verge sont du même morceau. Il ne s’agit plus que de les recouvrir avec du fil, ou de la filoselle, ou de la soie de diverses couleurs, ou avec de la fine corde à boyau, , soit à la main, comme le font les jeunes aveugles dans l’établissement de la rue saint Victor à Paris, soit avec la machine à faire les lacets, ce qui est bien plus rapide et économique. On colle par-dessus avec de la colle forte liquide, afin que le fil se lisse, se lustre et que par son arrangement il acquière et donne au fouet de la force et de l’élasticité.

Avant de monter le fouet, c’est-à-dire de le recouvrir, ainsi que nous venons de l’expliquer, on colle avec soin, à son extrémité la pus petite, la monture ou porte charge . C’est une petite lanière de cuir blanc, de 1cm de large et 20cm de long, le cuir bien paré à ses deux bouts pour ne pas grossir le bout du fouet qu’il doit embrasser parfaitement. On plie ce cuir en deux, on en laisse ressortir une longueur de 2,7cm et on colle avec soin le reste sur le bout du fouet, puis on commence à le recouvrir, la ganse que l’on a laissé sortir constitue ce que l’on appelle la monture ou porte charge.

Pour faire la charge ou longe on prend une lanière de peau de veau, passée au blanc, de 2 à 2,25cm de large, 0,5 d’épaisseur, sur une longueur de plus ou moins 1m (selon le type de longe désiré). On laisse entière l’extrémité de cette lanière sur 25cm , et on divise le reste en quatre bandes que l’on tresse en quatre. Lorsqu’on est parvenu à la moitié de la longueur, on divise chaque brin en deux, et on tresse en huit jusqu’à la fin, en y introduisant une lanière ou lacet de cuir pour former l’âme, insensiblement plus grosse au milieu qu’à ses deux bouts. On réserve au gros bout une ganse, afin d’y attacher la longe ou charge, de la même manière qu’on fixe un cordon à l’anneau d’une montre. A l’autre bout de cette longe, lequel n’a pas été tressé, on fait une ouverture en forme de boutonnière, dans laquelle on passe la mèche, qui n’est autre chose qu’une ficelle faite exprès, connue sous le nom de fouet, et que l’on fabrique à Montargis. Le moindre charretier sait parfaitement la mettre en place.

2/ FOUETS MOYENS

Cravaches : Fouets moyens

Les fouets moyens sont ceux que nous avons désignés sous le nom de Cravaches. Nous n’en dirons qu’un mot, c’est qu’on les recouvre avec promptitude et économie à l’aide de la machine à faire les lacets ou les cordons de sonnette.

3/ FOUETS COURTS

Fouet de postillon : Fouet court

Les fouets courts à l’usage des postillons, etc.., sont formés : d’un manche de bois élastique ou de jonc, de 40 à 48cm au plus, de la charge ou longe, et d’une mèche. Ces sortes de fouets demandent plus de force que d’agrément. On choisit un bon cuir de bœuf plané ou rasé à la faux, et préparé en blanc. On en prend une lanière de 1m 60 de long et de 1,8 cm à 2,2cm de large. A 21 à 22 cm de l’extrémité, on partage la lanière en deux dans toute sa longueur, et dans chacune des parties on ouvre des ganses à distances égales, à 8 10 cm l’une de l’autre. On passe les lanières alternativement et successivement dans ces ganses, ce qui ressemble à une tresse à trois. De 8cm en 8 cm environ on forme des nœuds, qui ont 10 à 12cm de long soit en passant l’une des lanières sur l’autre ; par quatre à cinq révolutions, soit en formant ces nœuds avec un autre morceau de cuir. On continue ensuite à entrelacer, jusqu’à ce qu’on soit arrivé presque au bout des lanières. Trois, quatre au plus de ces nœuds suffisent aux longes des fouets de poste, qui doivent avoir 1,15m à 1,30m.

Il est important que le porte-charge soit d’un très bon cuir, et qu’il soit bien tenu au manche, et cependant qu’il y joue avec la plus grande facilité. Pour cela, on ne les attache point comme les autres, mais on les passe dans un trou fait au bout du manche, qi est garni à cette place d’un virole, en cuivre, percée.

On garnit la poignée d’un cuir ou d’un maroquin, avec un bourrelet tressé en dessus et en dessous, et toujours on y met un cordon de cuir pour le passer au bras, afin que le fouet, dont on est souvent dans la nécessité de faire un vigoureux emploi, ne s’échappe point dans les intervalles.

La mèche se fait comme les autres fouets, avec de la bonne ficelle de Montargis, et s’attache de même au bout du fouet qui n’a pas été tressé, qu’on a réduit par le bout à une largeur de 0,7 à 0,9cm, et venant en pointe insensible depuis la tresse. On pratique une boutonnière à ce bout. Indépendamment de tous ces fouets, il y en a de plus communs, dont la longe n’est pas tressée ; elle consiste en une ou deux lanières posées l’une à côté de l’autre avec cinq à six nœuds dans leur longueur. Ce sont des fouets de charretier que les selliers-bourreliers font. On y met toujours la mèche à l’ordinaire.

Les fabricants de fouets en font aussi pour battre les habits, qui sont beaucoup plus commodes que les gaules dont on se sert souvent, et qui les déchirent. C’est un manche en bois tourné, de 40 à 48cm de long ; à l’extrémité, opposée au bout du manche, le bois est creusé circulairement d’un coup de gouge ; on y place tout autour sept à huit lanières de cuir de bœuf, passées en balance, ou mieux de bon buffle, et avec une bonne corde à boyau on lie le tout ensemble sur la creusure faite au bout du manche. La corde à boyau force le cuir à se loger dans cette cavité ; il y est fortement comprimé, et cette manière de l’y fixer est plus sûre et plus durable que celle qu’emploient quelques mauvais ouvriers, qui les fixent avec des clous. Ces clous déchirent le cuir, fendent le bois et l’instrument, par les coups redoublés qu’on est obligé de donner, ne vaut plus rien au bout de quelques jours.

Pour revenir à notre vocabulaire, ce que nous appelons MONTURE doit se nommer CHARGE ou LONGE Ce que nous nommons ACCOUPLE doit s’appeler PORTE CHARGE ou MONTURE.

L’habitude sera difficile à prendre…

 

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