Une nouveauté JBwhips !
J&B whips vient de terminer la commande spéciale d’un fouet de postillon de poste, copié sur un modèle ancien du Musée de la Poste :
Rien n’y manque :
Manche en houx avec poignée de maroquin vert, orné de 3 pompons de laine aux couleurs,
Flotte en veau blanc , tressée à 8 brins, sur âme.
Beau claquement !
Le 18 juillet 2008 à Reading, T&S dispersent la belle collection des Carr et une partie de celle du très connu Tom Ryder, on y trouvera des fouets, des voitures et des objets rares et étonnants...
A l’occasion du Concours International d’Attelage de Saumur, à l’hippodrome de Verrie, VENTE AUX ENCHERES "ATTELAGE" : Divers, sellerie lanternes 35 véhicules hippomobiles de grands carrossiers.
Catalogue visible sur : interencheres.com/49001 et interencheres.com/21003
Exposition 6,7 et 8 juin 2008
Thimbleby & Shorland- Auctioneers, Valuers, Land and Estate Agents and Chartered Surveyors, Reading, Berkshire.
Un site de grande qualité pour les meilleurs enchères possibles ! a visiter, (en anglais )

Cinq fois l’an, les commissaires priseurs Thimbleby & Shorland, à Reading ; ville située à 60km à l’ouest de Londres dans le Berkshire ; organisent d’importantes ventes aux enchères de véhicules hippomobiles anciens, harnachements, matériels et accessoires d’attelages, livres, gravures et peintures sur le même thème.
Plusieurs années durant, nous avons étudié leurs catalogues, relevé leurs résultats afin de savoir exactement ce que l’on pouvait y trouver et à quels prix.
Le catalogue de la vente de Mai 2008, richement illustré de ses pages en couleur nous paraissant intéressant avec des voitures peu communes et des fouets de qualité, bien tentants pour un amateur de belles épines ; décision fut prise de franchir le Channel et de se rendre sur place pour affronter , en VO, le feu des enchères britanniques. Paris Calais de nuit par l’autoroute, embarquement immédiat dans le Shuttle et après 35 minutes de train qui nous évoque le métro, nous voilà, Manche franchie, conduisant à gauche ( ne pas oublier !) sur les autoroutes anglaises, gratuites.
Deux heures trente pour contourner Londres par l’ouest sur la M25, circulation dense mais fluide, rares stations service, et, après 180km :
A nous deux Reading !
Le plan détaillé figurant sur la dernière page du catalogue vous conduit, aussi bien que votre GPS au célèbre « Markett cattle house » qui n’est rien moins qu’un marché à bestiaux, converti en salle de vente. Nous sommes loin du luxe de Drouot...Le décalage horaire oublié, nous sommes en avance et pouvant nous garer sans trop de difficultés (cependant ce n’est pas facile !)
Nous effectuons une rapide visite des lieux. La halle comporte une série de grands hangars communiquant dont certains ont conservé les stalles à bestiaux en tubes métalliques qui serviront de support à grand nombre d’objets proposés à la vente, pour le reste :
CINQ départements distincts :
Le premier, le plus important, occupe deux halls et expose les voitures
Le second propose objets et accessoires fouets , chapeaux, lanternes
Le troisième st réservé aux cuirs et harnais
Le quatrième entasse un nombre incalculable de pièces détachées de toutes sortes et de toutes tailles.
Le cinquième centralise : livres, revues, maquettes, gravures , huiles, bronzes d’art.
La totalité des lots st en place le matin de la vente ( et, chose curieuse, ce sont les propriétaires qui vont attacher leurs objets dans les stalles, ficelle de sisal fournie, en brins coupés !)
Cependant, la veille de la vente certains lots sont déjà en place, les voitures arrivent le matin même.
Chaque département commence sa vente de façon indépendante, à des heures décalées. Les ventes débutent à 9h30. Un expert est toujours présent pour donner tous renseignements utiles sur les objets à vendre ou leur estimation
60 pages format 26x19, 8 pages centrales photos couleur des voitures, prix : 7 £, il est indispensable de l’avoir bien étudié avant la vente car il contient 1850 numéros, méticuleusement décrits quelque soit l’importance de l’objet, de l’emporte pièce N°6 au grand coach Holland & Holland, l’abondance des lots explique les ventes sur cinq plateaux et justifie l’allure super sonique des adjudications
Il est impossible, à moins de posséder le don d’ubiquité de suivre toutes les ventes, il convient donc d’organiser un travail d’équipe ou de laisser des ordres à la table si on tient à un objet particulier.
Voitures, harnais, lanternes fouets et objets hétéroclites sont à vendre en grand nombre, d’état et de qualité très variable , il y en a pour tous les goûts , le meilleur côtoyant le pire, et pour toutes les bourses même les plus plates, mais malgré tout, les enchères inférieures à 5£ sont rares.
Cette vente proposait une centaine de voitures, le catalogue décrit les plus remarquables, donne leur historique , nom du carrossier taille des chevaux adaptés, couleurs , garniture, état général ...
Toutes les categories de véhicules sont représentées, avec toujours de superbes deux roues portant de grandes signatures Lawton, Lucas, Shanks et de rares Brewster qui font accourir les américains..
Les voitures sportives sont aussi présentes, polonaises ou signées Bennington, Fenix of Devon , Kühnle, Atel, et aussi, voitures de commerce très prisées des anglais, roulottes et caravanes, parfois, plateaux et camions.
Très nombreux souvent pour attelages simple en collier, cuir verni assez courant,( penser à apporter un mètre pour les dimensions).
de beaux harnais cousus main voisinent avec les importations pakistanaises qui ne doivent pas faire illusion.
Les anglais les désignent comme « bygones » objets du passé, on y trouve, fouets, lanternes, haut de forme ou melons, bagages, bottes, tubas, livrées, outillage de bourrellerie, bouclerie bref, une vrai caverne d’Ali Baba avec autant à prendre qu’à laisser !
A noter que les pièces rares restent coûteuses, les plus petites sont montrées dans la « sécurity pen » ou elles sont bien gardées ...
Un millier de références sont consacrées à ce département, les auteurs français n’y apparaissent que rarement. Mais on y trouve de bonnes gravures et les grands classiques anglais de l’attelage comme le Duc de Beaufort.
Elle est nombreuse, faite de connaisseurs attentifs et d’amateurs éclairés, essentiellement anglais. Souvent très pittoresque, on y rencontre des clones moustachus et rougeauds de M. Pickwick, bedonnants à souhait, des marchands au look « chasse », des bergers écossais vêtus de tweed tissé main, à lz barbe fleurie et chapeau cloche informe (ils ont certainement déposé leur houlette au vestiaire !) Les femmes sont nombreuses et curieusement elles achètent ...l’outillage ! on sait quelles sont nombreuses dans les écoles de bourrellerie.
Parmi les étrangers dominent les Hollandais et les Belges, de rares Français, des Américains en voyage, des Allemands. Ce sont eux qui ont le fâcheux pouvoir de faire flamber les enchères !
Les ventes commencent :
à 9h30 : pour les harnachements
à 9h30 : pour les accessoires et objets
à 10h : pour les pièces détachées
à 11h : pour les voitures
à 12h30 : pour les gravures et objets d’art
à14h30 pour la littérature équestre
Les ventes se font sans aucun temps mort : le commissaire préposé au département, monte sur une caisse de bière vite dans la stalle ou sont exposés les objets, liste en main, un aide apporte on désigne l’objet en vente et le préposé entame une mélopée égrenant à une allure vertigineuse les pounds et les shillings.
On ne voit pratiquement pas les acheteurs lever la main et monter leur carte numérotée, un simple clignement d’yeux suffit et brusquement la mélopée s’arrête le commissaire tape ses listes dans sa main, et c’st adjugé ..suivant !
Vous ne pouvez pas compter sur un regard ou un signe d’intelligence pour savoir si vous l’avez emporté, vous montrez votre numéro, c’est tout. Personnellement, je n’ai su quels lots j’avais obtenu qu’au moment de payer à la caisse, en fin de vente !
Donc, on montre sa fiche rose numérotée, autant de fois que le prix augmente et on attends la suite...et, dans tous les département cela se déroule de la même façon sinon que pour les voitures le commissaire a un micro mobile ( et toujours la caisse !) A 17 heures, tout est terminé.
Tout se vend ou presque. Cependant certains numéros inscrits au catalogue n’arrivent pas, d’autres sont retirés car n’atteignant pas le prix de réserve ( assez fréquent pour les voitures )
Les prix sont en général raisonnable et les belles pièces trouvent toujours acquéreur à leur juste prix. Il ne faut pas oublier qu’en Grande Bretagne la demande est très forte, il suffit de se souvenir que la British Driving Association affiche à elle seule 6000 membres et il y a de nombreux
indépendants. Cela explique que certaines enchères s’envolent de façon surprenante Il convient donc de connaître ses limites financières et de garder la tête froide .On peut bien entendu faire des affaires et , plus passionnant, trouver l’introuvable !
Les taxes sont beaucoup moins pénalisantes qu’en France : 6% aux frais de l’acheteur ; Quelques objets sont assujettis à la TVA, ils proviennent de sociétés établies, leur numéro sur le catalogue est marqué d’un astérisque ( on doit donc les éviter !)
Renseignements pratiques
A l’arrivée :se présenter sans tarder au secrétariat, y remplir la fiche d’acheteur qui permet d’obtenir la fameuse carte rose portant en gros votre numéro.
Le parking : il existe un parking gardé derrière Markett House, il est très rapidement saturé.
En fin de vente : paiement aux caisses, en monnaie locale, carte bleue avec 2¨de frais, chèques certifiés, pas de chèques simples. Pas de distributeur de billets sur place
A noter , une fois la note payée on va soi même décrocher ses achats , contrôle à la sortie
Hôtels dans le voisinage , indiqués dans le catalogue
Voici quelques voitures proposées à la vente :
Cet article est une réactualisation d’un papier écris il y a presque 10 ans dans Attelages Magazine :