J&B Whips - Fouets, Attelage et Tradition
Accueil du siteAttelage et TraditionLes Voitures hippomobiles

Dernière mise à jour :
dimanche 31 août 2008
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Brèves
Table ronde au Pin
lundi 21 juillet

On lit dans Ouest France du 20 juillet, qu’une Table Ronde d’experts s’est réunie le 18 juillet à l’occasion de la présentation de la Dormeuse, appartenant au haras, fraichement restaurée, on y a entendu l’interpellation suivante d’un spécialiste : «  ...il faut que l’on se penche sur le dossier de la sellerie ; il y a une collection riche et des savoir-faire ( ?), mais je ne connais pas de spécialiste capable d’inventorier l’ensemble et cela sur ce qui peut être préservé. »

Et bien sur, nous étions dans l’enceinte de l’Ecole de bourrellerie du Haras ... merci pour eux !

Pour ce qui est de la voiture « restaurée », les frères Goncourt auraient écrit dans leur Journal :... « on a réveillé la belle Dormeuse, mais, on lui a donné les habits d’une putain »

 
Champions du Monde !
mardi 15 juillet

Le site Olympique de Lure a vu du 3 au 6 juillet, l’équipe de France des cavaliers vétérinaires remporter devant 10 pays, la Coupe du monde des cavaliers vétérinaires !

La France sur la plus haute marche du podium
Photo : M de Broca

L’équipe se composait des Docteurs :

- Alexandre Boudarel /Lara du Fox
- Bruno Baup/Major de la Croix
- Antoine Denis/Norway
- Sébastien Boussemart/Mascotte du Morion

En individuel, Bruno Baup termine au pied du podium.

Félicitation à nos vétos champions du monde !

 
Lanterne de voiture à chien
jeudi 10 juillet

Eh oui ! même les petits chiens attelés ont droit à une lanterne ..

Attelage à chien et lanterne

- il est peu probable que cette lanterne soit à acétylène , elle a une queue à bougie et aucne caractéristique de l’alimentaton C2H2...

 
Bien vu !
samedi 14 juin

A propos du harnais fauve de Marc Cross

Un fidèle lecteur de JBW, observateur attentif et compétent, nous signale une faute grossière dans le montage de la belle bride présentée en couverture par Carriage Journal : la cocarde est montée à l’envers , le monogramme tête en bas ! Pour une pièce de Musée c’est assez fâcheux, à moins que la Revue veuille tester ses lecteurs et dénombrer ceux qui auront noté la faute ? Nous voulons bien y croire...

 
Sur le Web : Harnais en paire
Anes en Provence
jeudi 12 juin

Au très réussi CAT d’Aix, JC Sauvat a eu l’heureuse idée de faire présenter par les concurrents un objet insolite en rapport avec l’attelage, devant un jury de « spécialistes ». Il fut présenté un curieux sabot d’enrayage à deux semelles qui n’intéressa en rien le Grand Mamamouchi à longues oreilles.

Le sabot d’enrayage contesté
Coll. HB

Voici son jugement sans appel : « Jamais une roue de coach n’y entrera ; c’est un sabot de petite voiture (sic !) »

Nous avons donc mesuré la largeur interne de ce sabot et posé la question de la largeur des roues arrières des coachs privés à d’authentiques Coachmen.

Résultats pour des drags : Kimball, Holland & Holland, Cesare Sala, Peters & sons : 40-45-50-55 millimètres.

Sabot à 2 semelles : entrée :-65mm-centre :50mm. CQFD (+8mmcuir), joues latérales :-65mm

Moralité : Laissons braire et envoyons paître ces ânes qui ne sont pas de Provence !

Sabots de Diligence et Coaching Omnibus
Coll. CGR
 
Sur le Web
Bourrellerie Delameilleure

Bourrellerie Delameilleure - Harnais

- Pour le meneur de tradition : sa propre fabrication de harnais de tradition classiques

- Pour le meneur de marathon et de loisir : les harnais ’Ideal Equestrian’

- Pour les passionnés de voitures hippomobiles d’époque : toutes restauration de cuir et de sellerie La fabrication d’étuis de tuba, de porte-parapluies, etc

HIPPOTESE
Le cheval de travail : Ass. HIPPOmobile de Technologie et d’Expérimentation du Sud-Est
Attelages posselle
Restauration de voitures, photos de concours, photos anciennes.
IIème partie
Coachs & Coaching
mardi 1er juillet 2008
par Arba
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En Angleterre

Tout commence en Angleterre vers 1640, lorsque les premières diligences ou coachs de relais (Stage Coach) commencèrent à assurer un service de transport pour voyageurs et leurs bagages sur des trajets réguliers, reliant par étapes, Londres aux principales villes du pays. (Historiquement cependant, c’est en 1610 et en Ecosse, que circula le premier Stage coach, entre Edimbourg et Leith)

La première ligne mise en place fut : Londres Douvres, pour laquelle les voitures ne partaient qu’une fois assuré le plein de passagers...

Ces transports privés utilisaient des voitures lourdes, lentes et inconfortables car très mal suspendues. Chaque voyage était une aventure ou les d’accidents et les attaques par les brigands étaient monnaie courante.

Les voitures en service étaient peu nombreuses (6 en 1662), les attelages de médiocre qualité, les horaires fantaisistes et les vitesses ne dépassaient pas 4 à 5 kilomètres à l’heure, sur des routes non entretenues et à peine dessinées. Pluie, orages neige interrompaient fréquemment les voyages.

En 1669, une première amélioration se fait sur l’initiative d’un consortium de marchands de Manchester qui mirent en service « La Volante » (Flying Coach), voiture mieux suspendue, plus spacieuse et confortable elle transportait une dizaine de passagers. Elle réalisa des moyennes de 8 km/h.

En 1754, sur un coach écossais on utilise pour la première fois les ressorts d’acier droits qui permettent d’augmenter vitesse et confort.

En 1880, les voitures ont la forme définitive qu’on leur connaît de nos jours. Elles peuvent accueillir 18 passagers à l’extérieur, grâce aux bancs d’impériale, et 6 à l’intérieur Toutes portent un nom emblématique et certaines deviennent célèbres par leurs performances.

En 1815, le procédé de John Mac Adam pour la construction des routes permet de réaliser de grands progrès quant à la qualité du transport par Stage coach.

Mail Coach

Les Royal Mail Coachs :

En 1516, Henri VIII crée les Messageries Royales et la charge de Maître des Postes. Des messagers à cheval acheminaient le courrier officiel mais rien n’était fait pour le courrier privé que l’on confiait à des porteurs particuliers, des moines itinérants, des commerçants ambulants...

Royal Mail London - Bath - Wells

En 1782, John Palmer, fils d’un riche brasseur et propriétaire de théâtres à Bath et à Bristol, conçoit l’idée d’un service postal assuré par des coachs légers et rapides qui, circulant de nuit, transporteraient le courrier et des passagers. Voyageant très souvent sur la route de Londres, il s’était aperçu que sa voiture personnelle faisait le trajet deux fois plus vite que celles assurant la poste à l’ époque.

Il soumet son idée à William Pitt, Chancelier de l’Echiquier qui l’aida à surmonter l’opposition des autorités postales qui refusaient leur autorisation. En 1784 son projet fut accepté et s’ouvrit la première ligne Londres Bristol dont le succès fut immédiat et en 1786 Palmer est nommé Inspecteur Général des Postes.

Les voitures utilisées furent construites par John Besant, puis par John Vilder, Palmer en restait le propriétaire et assurait leur entretien. Il eut ainsi le monopole des postes pendant 45 ans.

Les Royal Mails coachs étaient tous identiques et peints aux mêmes couleurs, aux armes royales, leurs pièces étaient ainsi interchangeables. Ils étaient menés par un cocher, assisté d’un garde armé, en uniforme, qui était un fonctionnaire du Post Office. Il était responsable des horaires et du courrier, il sonnait de la trompe pour avertir de l’arrivée de la voiture ou demander le passage qu’il avait en priorité.

Quatre passagers pouvaient prendre place à l’intérieur ; il n’y avait pas de places d’impériale. Les étapes étaient de 10 à 15 miles soit 16 à 24 kilomètres,effectuées au trot à 13 km/h environ avec parfois des pointes de vitesse de 16 à 18kmh ; Sécurité, Rapidité, Ponctualité étaient les qualités majeures des Mail Coachs qui circulent presque toujours de nuit. Certains courriers établissent comme le « Quicksilver » sur le trajet Londres – Devonport, soit 347 km parcourus à la moyenne de 17 km/h, changements de chevaux compris ! Quelques années plus tard les moyennes de vitesse atteignent les 19 km/h lors de couses épiques comme celle qui opposa, « The Défiance » au « Telegraph » sur la ligne de Manchester.

En 1835, 700 Royal Mails et 3300 Stage Coachs sont en service en Angleterre. Les chevaux aux relais appartiennent aux propriétaires des Stages. On cite un certain William Chaplin qui en possède 2000 ! A l’âge d’or du Coaching, chaque nuit, mails et coachs parcourent 19 000km ; 30.000 personnes y sont employées ainsi que 15.000 chevaux.

Malheureusement, à partir de 1830, l’avènement rapide du chemin de fer porte un coup mortel au trafic par coachs. Les lignes disparaissent les unes après les autres, le Bedford time est le dernier coach à longue distance à disparaître en 1848, et avec lui s’éteint la belle aventure de La Poste aux chevaux.

Naissance du "Coaching" et des "Coaching Clubs"

Durant l’âge d’or des Stages Coachs, au débit du XIXème, dans l’entourage du Prince de Galles futur roi Georges IV, se manifesta un goût très vif pour le menage des attelages à 4 chevaux qui devint rapidement l’art du driving four in hand. Nombreux furent les jeunes aristocrates sportmen qui s’initièrent à cet art aux guides des Stages coachs dont ils payaient les cochers pour mener sur route à leur place. On les vit alors se présenter aux guides de barouches, calèches, landaus ou mail phaétons, aux rendez vous élégants de Hyde park...

Hyde Park corner

Très vite, en février 1807, se crée le Bensington Driving Club, très fermé et limité à 25 membres. Il atteindra rapidement son quota. Un an après, en 1808, Charles Buxton, l’inventeur du mors qui porte son nom, initie un deuxième club the Benevolent Whip Club (parfois mal nommé « Barouche Club ou Four Horse Club ») dont l’existence éphémère connu plusieurs éclipses avant de disparaître en 1820. Le Bensington Driving Club en revanche sera actif 16 ans, jusqu’en 1824, et ne dû sa disparition qu’à l’âge canonique de ses membres.

Entre temps, en 1838, Lord Chesterfield, « Le Magnifique » fondait le Richmond Driving Club qui ne dura que sept ans.

Tous ces clubs avaient leur uniforme et se réunissaient pour des excursions suivies de déjeuners ou de pique-niques.

C’est ainsi que les meneurs prirent goût aux sensations fortes éprouvées aux guides des grandes voitures et firent donc construire des coachs allégés et soignés, destinés au menage sportif : les Park Drags étaient nés ! Ils étaient utilisés pour se rendre aux courses, aux matchs de cricket, concours hippiques, auxquels on assistait du haut de la tribune que constituait la voiture. En 1856, à la fin de la guerre de Crimée, se crée sous l’impulsion du Duc de Beaufort, le Four in hand Driving Club. Limité d’abord à 30 membres, le nombre de membres est rapidement porté à 50, sans compter les coachs régimentaires : 8 en 1855. Ses rassemblements et sorties créent dans Londres et dans Hyde park des encombrements impressionnants ! Ce Club disparaît en 1926.

Cependant, dès 1870, devant les centaines de postulants, le colonel H. Armytage avait fondé un second club : le Coaching Club dont le premier président fut le Duc de Beaufort, qui les autorisa à porter ses couleurs : Redingote bleu foncé, pantalon gris, gilet chamois, boutons dorés monogrammés C.C., bleuet à la boutonnière, haut de forme de soie noire*

Il fut le premier à admettre des étrangers, dont des américains que nous retrouverons plus tard. Le Coaching Club est encore actif de nos jours et ses Drags sont présents à toutes les grandes manifestations équestres de Windsor, aux courses d’Ascot, mais aussi en province.

Duc de Beaufort

*Il est à noter que, le Duc de Beaufort portait régulièrement lors des réunions du Club, un haut de forme gris (white hat) et qu’en 1905, le roi Edouard VII relança cette mode

La RENAISSANCE et les ROAD COACHS

A partir de 1866 on assistera au phénomène connu sous le nom de « Revival », La Renaissance. Les sportmen britanniques, nostalgiques du temps des Stage coachs et lassés des mondanités des Drags, toujours soutenus par l’indispensable Beaufort, vont chercher à remettre sur les routes les grandes voitures du passé. Ils rachètent ou font construire de nouvelles voitures qu’ils lanceront sur les itinéraires classiques : ce seront les Road Coachs, voitures particulières assurant transport des passagers et des bagages. Bien que les places fussent payantes, aucune rentabilité ne pouvait en être attendue ; le plaisir des entrepreneurs était de venir eux-mêmes prendre les guides plusieurs fois par semaine et de retrouver les sensations d’antan.

Tantivy

Entre 1866 et 1885 on verra se former des consortiums qui mettront sur la route de Brighton de nouveaux Road Coachs, construits par Holland & Holland, Peters & sons, Laurie & Marner, Shanks ...les noms de ces Coachs sont devenus historique s et évoquent les sonneries de tuba : Tantivy, Rocket, Old times, Rapid, Défiance, Vivid, Comet, Viking, Wonder, Perseverance, Rocket, Venture...aux guides desquels on verra, l’inévitable duc de Beaufort, James Selby, Charles Ward, Chandos Pole, Haworth, Armytage, Angell, Thynne, Baron , Lyley, Tiffany, ...Lords ou officiers ; Ils écriront l’histoire du Road Coaching en réalisant des exploits.

La guerre de 14/18 mis définitivement fin au Revival

Aux guides

( ... à suivre : Le Coaching en France)

Lire tout la saga Coach & Coaching sur J&B Whips

- 1ère Partie : Introduction & Définitions
- 2ième Partie : En Angleterre
- 3ième Partie : En France
- 4ième Partie : En amérique

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