J&B Whips souhaite une bonne et heureuse année 2012 à ses fidèles lecteurs. Plus d’un million de visites a été enregistré à ce jour depuis la création du site.
Avec 2754 visites le 14 octobre 2011 JBW conserve sa note souveraine AAA. La barre des 2000 avait été franchie en décembre 2010 ; celui des 2500 en octobre 2011.
JBWhips et Arba présentent à leurs lecteurs, leurs meilleurs voeux pour la nouvelle année - Pace e Salute - Paix et Santé - Ils espèrent que les lecteurs resteront fidèles à leur site et feront tout pour justifier l’intérêt que vous leur portez.
Passion des chevaux, de l’attelage et du patrimoine hippomobile.
Une des catégoties traitera de la restauration des voitures pour partager nos connaissances et nos carnets d’adresse de fournisseurs ; cuir, charron...
Bourrellerie Delameilleure - Harnais
Pour le meneur de tradition : sa propre fabrication de harnais de tradition classiques
Pour le meneur de marathon et de loisir : les harnais ’Ideal Equestrian’
Pour les passionnés de voitures hippomobiles d’époque : toutes restauration de cuir et de sellerie
La fabrication d’étuis de tuba, de porte-parapluies, etc
Le 25 mars 2008, lors de la Visite d’Etat qu’effectua le Président de la République Française en Grande Bretagne, un cortège traditionnel conduisit la Reine et son hôte au château de Windsor, sous les applaudissements de nombreux spectateurs massés le long des rues du village de Windsor, pavoisées pour cet évènement.
Les sourires étaient sur tous les visages. L’ambiance était gaie et détendue. Mais si le cortège ne présente plus comme naguère un nombre considérable de voitures, le cérémonial est identique à celui d’autrefois.
« Un ravissant modèle réduit d’un cortège royal au XXIème siècle. »
Les voitures datent pour la plupart du XIXème siècle et les riches livrées de la Maison de la Maison Royale sont les mêmes qu’au XVIIIème siècle ; ce qui contribue grandement à la splendeur du spectacle offert.
Précédée par deux « Mounted Police » et escortée par deux officiers de « Household Cavalry », la première voiture du cortège, attelée à 6 chevaux gris, deux chevaux montés par des postillons (jockeys à l’anglaise) est « L’Australian State Coach » où avaient pris place S.M. la Reine Elisabeth II et le Président Nicolas Sarkozy.
Cette berline fut offerte à Sa Majesté la Reine, par l’Australie, à l’occasion de l’année du bicentenaire de la fondation de la colonie européenne dans la province de Nouvelle Galles du Sud en 1780. L’idée de ce cadeau revient à un ancien employé des Royal Mews, originaire d’Australie, Jim Precklington, retourné dans son pays et installé comme carrossier.
L’estimation du coût de cette voiture était de 120 000 livres . Elle fut entièrement financée par des donations et par les banques de Nouvelle Zélande et d’Australie ; condition sine qua non pour que la reine accepte ce projet.
Construite selon les méthodes traditionnelles avec des bois australiens avec un intérieur en placage de loupe d’orme, cette voiture offre néanmoins tous les avantages d’un confort moderne.
Ce « carrosse » fut offert à la reine au cours du voyage des célébrations du bicentenaire mais malheureusement le temps ne permit pas qu’il soit attelé dans le pays. Arrivé aux Mews en 1988, il fut attelé pour la première fois en grande Daumont pour la cérémonie d’ouverture du parlement en novembre 1988. Il sert désormais pour les visites officielles des chefs d’état étrangers. Ses portières portent les armoiries de l’Australie.(photo 2ter armoiries avec le carrosse).
Dans la deuxième voiture, attelé à 4 chevaux bais le « Scottish State Coach » se trouvaient S.A.R. le Prince Philip et Madame Carla Bruni-Sarkozy.
Au début du XIXème siècle, comme il était coutume de le faire à l’occasion de grandes cérémonies, les membres de la famille royale commandaient des voitures de très grand luxe.
En 1830, le duc de Cambridge, frère cadet de Willliam IV (oncle et prédécesseur au trône, de la reine Victoria) commanda aux célèbres carrossiers Adams et Hooper de Haymarket, un magnifique State Coach pour la procession du couronnement du roi.
Celui-ci rencontra un énorme succès.
Cette berline fut utilisée comme voiture de ville fermée par la famille Cambridge, avant d’être vendue au 8ème comte d’Albemarle qui l’utilisa pour le couronnement d’Edward VII en 1902.
Puis le comte fit convertir la voiture en landau de Daumont qui servit alors au roi pour sa visite à Norwich, juste avant son décès (1902).
En 1920, Lord Albermale, au service de Georges V offrit la voiture à la reine Mary qui ne l’utilisa que très peu et la fit remiser aux écuries de Windsor.
En 1960, la reine Elisabeth II, qui devait se rendre à l’Assemblée du Collège Episcopal de l’Eglise d’Ecosse à Edimbourg (1ère visite d’un souverain depuis 1603) eut l’idée de faire remanier le Cambridge Coach, et celui ci prit, cent trente ans plus tard, le nom de « Scottish State Coach ».
Ce travail de restauration fut confié aux écossais : Fabrication d’ un nouveau toit avec de grandes glaces, afin que le public puisse voir de leurs fenêtres en contrebas et au centre duquel une réplique de la couronne écossaise, en fibre de verre est posée.
Les portes sont rehaussées des armoiries royales d’Ecosse et sur les custodes furent apposés les insignes du plus ancien ordre de chevalerie : l’Ordre du Chardon. (photo 2bis et 7 ).
Dans la troisième voiture étaient montés le Prince de Galles et la Duchesse de Cornouailles, Charles et Camilla, en face desquels avaient pris place le ministre des affaires étrangères français, Bernard Kouchner, aux côtés du Master of the Horse, Lord Vestey.
Cette voiture, dénommée « Semi-State Landau », autrefois « Road Landau » (pour voyager rapidement), est ouverte par beau temps et est menée à quatre chevaux avec deux postillons montés et escortés de deux piqueurs. Cet équipage était le préféré de la Reine Victoria et était très fréquemment utilisé à la cour. Comme toutes les autres voitures, elles portent les armoiries de la couronne d’Angleterre. (Photo 2 en 1ère page)
Les deux autres voitures qui transportaient la suite du Président français étaient deux « Landaus D’Ascot »
Dans la première se trouvaient Mesdames Rachida Dati et Rama Yade, respectivement ministre de la justice et secrétaire d’état aux droits de l’homme avec Madame Nicole Ameline et Monsieur Jean-Léonce Dupont, dans la seconde se trouvait Madame Bruni Tedeschi, mère de notre première Dame, Monsieur Maurice Gourault-Montagne, ambassadeur de France en Grande Bretagne , Monsieur Jean David Levitte et Sir Westmacote, ambassadeur de Grande Bretagne en France.
Ces voitures, normalement remisées aux écuries de Windsor, sont destinées à amener la famille royale aux courses du Royal Ascot. La caisse présente des panneaux latéraux peints en imitation cannage d’osier.
La reine Anne fut la première à se rendre en cortège de Windsor à Ascot, en 1711.
George IV établit alors la tradition, en 1821, de se rendre en attelage aux courses pendant les quatre jours du meeting. La distance à parcourir est de 6 miles (9,50km) mais ce n’est qu’en vue du champ de course que la famille royale monte à bord des voitures. Le retour se fait de nos jours en automobile.
Plusieurs carrossiers les ont construites. Cinq subsistent de nos jours. Nous remarquons que les livrées des grooms ne sont pas les mêmes que celles portées habituellement aux courses. En effet, lorsque plusieurs voitures sont de sortie, il est d’usage que les Royal Watermen remplissent ces fonctions (autre corps d’élite, sous le commandement du Bargemaster) (voir procession Victoria photo 18 ).
C’est au son de l’hymne national français joué par les Grenadiers Guards que les voitures pénétrèrent au trot, dans la cour majestueuse du château de Windsor, avant de s’immobiliser devant le dais royal afin que puissent descendre les passagers.
Les voitures, la Sovereign’s Escort, les livrées de la Maison Royale richement brodées, les chevaux brillants, les harnais irréprochables....Tout un luxe discret dont l’harmonie captive toujours le regard, qui n’est pas figé dans le passé.
Il faudra attendre un nouvel évènement : Le prochain est l’anniversaire de la Reine. Mais les français, un petit pincement au cœur, ne pourront s’empêcher de se souvenir que la dernière apparition d’une voiture attelée dans les cortèges en France, fut la calèche du Président Millerand descendant les Champs-Elysées, en 1924 !
Le patrimoine hippomobile (voitures, harnais et tous métiers d’art s’y rapportant) est un patrimoine vivant : Il ne doit pas être qu’un souvenir de l’histoire en France et pourtant aujourd’hui il perd chaque jour de sa valeur.
La Tradition, fortement ancrée en Angleterre perdure depuis des lustres sans discontinuer. Mais si Versailles est redevenue, en France, cité de l’attelage de grand apparat et si l’attelage sportif, en parallèle, est une discipline équestre qui rassemble un public de plus en plus nombreux, (N’oublions pas que, SAR le Prince Philippe d’Edimbourg est à l’origine de la mise en valeur de ce sport et qu’il a concouru dans cette discipline jusqu’en 2006, à l’âge de 86 ans aux guides de l’attelage de 4 poneys de la Reine ) la plus grande partie de notre patrimoine est dispersée.
Néanmoins les passionnés d’attelage gardent espoir devant l’intérêt que représente pour notre pays d’une part la présentation de collections de voitures et d’autre part un développement de l’attelage sportif qui est, en temps que discipline équestre, le parent très pauvre de la FFE.
Monsieur le Président, tout amateur de voitures hippomobiles aurait plaisir à vous entendre répéter, comme l’avait dit un jour le Président Félix Faure à ses détracteurs qui prétendaient qu’il singeait la monarchie : « Non, je ne singe personne, je fais mon métier le mieux que je peux, aimable et digne sous sa forme républicaine, comme cela l’était sous les anciens régimes. ».
Ce président aimait beaucoup les voitures hippomobiles et pourtant l’automobile existait déjà !
Berline gala du Palais de l’Elysée par Mühlbacher Musée de Compiègne
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